03.05.2012

Until your love is gone

 
podcast

Je pensais ne plus avoir à en passer par là. Ne plus avoir à en découdre, de cette façon là.

 

Et pis non. Enfin si. Enfin tu vois.

 

Et pis la violence revient, rancunière comme une vieille bique.

 

Un verre de vin jeté au visage, des mots qui blessent, qui humilient, le bras et le corps en mouvement pour « me tomber dessus », me donner ce « qui m’a été promis » 13 ans auparavant.

 

13 ans auparavant c’était « ta gueule ou je te tue »

 

Chouette programme.

 

Finalement le bras et le corps retombent, le(s) coup(s) n’aura pas lieu.

 

L’humiliation, elle, est bien là.

 

Et la rage aussi.

 

Et la rage surtout.

 

Sur tout.

 

Ensuite le chagrin. Abasourdie de chagrin devant l’étendue de la violence, de l’égoïsme et de l’aveuglement mêlés. Le chagrin face à la répétition. Pour quoi faire ? What’s the point ? On est déjà passés par là : itinéraire pourri, inintéressant au possible.

 

Ensuite la rage, encore.

 

Comme un sentiment d’acte prémédité, en attente du prétexte. Le sous texte est clair : mépris.

 

Sans déconner : j’ai l’air si heureuse que ça, à vouloir me piétiner la gueule ainsi ?

 

Mouhahahahhahhahahahaha

 

19.04.2012

Exhausted Renegade Elephant

Quand t'es à deux doigts de dormir en marchant tant ta nuit a été courte et saccadée,

et succède à moult nuits courtes et saccadées,

rien de tel que d'aller se faire arracher les poils de la chatte pour se réveiller

d'un coup

d'un seul

09.02.2012

Shichimencho no yukue


podcast

ce qui me sauvera, de moi-même et du monde, ce sont les voyages, acheter un billet d'avion, préparer une valise, découvrir ailleurs, inconnue ailleurs, je respire

j'ai toujours les mêmes fantasmes de disparition

mais

choupette of love tu vois ?

25.01.2012

News From Home

muselé.jpg

Quoi de neuf en 2012 ?

same old

same old

j'attends je patiente je m'exaspère je désespère

j'achète des billets d'avion

same old je te dis

ma personnal red room s'élabore

j'attends je patiente je m'exaspère je désespère

 que ma vie décole enfin

je fais recoudre la tête de Choupette of love

je n'écris plus

je dis à peine

je fais

je ne fais rien

je comble mes petits trous dans le coeur

ils se reforment

j'attends je patiente je m'exaspère je désespère

le sommeil la marche et la parole

rien d'autre

...

19.09.2011

L'ailleurs n'est pas ici

Je continue à faire des rêves de réconciliation, ne garder que les bons souvenirs, souffler loin de moi ressentiment et haine stériles, ne conserver que cette certitude : il reste celui que j'ai le plus passionnément aimé.

Je continue à faire des rêves de tendresse érotisée avec de quasi inconnus, c'est doux, réconfortant, apaisant et frustrant aussi - avec plusieurs réveils nocturnes pour cause de choupette esclavagiste, pas moyen d'aller réellement vers l'érotisme, tu vois ? 

Je continue à m'accrocher pour sortir du trou, la pente est glissante mais se cramponner est une seconde nature chez moi. Le chemin est encore long mais dans mon genre je suis une teigne. La vie a beau être une pute, ça ne m'empêche pas de m'accrocher à cette question fondamentale : c'est où la teuf ?

18.08.2011

Hmmm

- c'est parce qu'on a pas baisé que c'est comme ça. Cette tension sexuelle
- ah

16.04.2011

En fait toute cette fatigue...

... depuis des mois sans arrêt 

elle signale peut-être

tout simplement

l'entrée en dépression, non ?

c'est peut-être ça ce sentiment de m'enfoncer 

doucement mais sûrement

14.02.2011

Vous reprendrez bien un peu de violence avec votre soupe ?

La fête des amoureux, la fête des mères, des pères, des grand-mères, des p'tits Jésus en sucre, des cloches, de la musique, du cinéma, du sport etc. etc. etc. Bizarrement y'a pas de fête des handicapés. C'est vrai ça, ils ne méritent pas d'être fêtés ? voire de faire la fête ? C'est la société même qui détermine leur(s) handicap(s) et elle ne leur rend rien ?

La pute

Ma tolérance à la connerie et à l'hypocrisie s'effrite chaque jour un peu plus. Je me radicalise. Et en même temps j'en ai strictement rien à foutre. Trop fatiguée. L'épuisement comme une nouvelle manière d'être. Alors je suis encore plus frontale qu'auparavant. Dissimuler ? pour quoi faire ? me bouffer tout ça en crise d'angoisse, somatiser et me traîner comme une vieille merde ? non, merci.

N'empêche l'hypocrisie continue à cracher son venin et tenter de me gâcher la vie

La pute

MAIS à ce rythme d'épuisement, l'emplafonnage ne tardera pas trop et risque fort de virer au séisme 

 

 

20.11.2010

He doesn't own your vigina

T'imagine même pas la douleur et la culpabilité mélées 

Dire : j'aimerais avoir un enfant "normal"

je voudrais un enfant "normal"

les larmes qui en découlent tellement c'est violent

Tellement tu ne t'imagines pas avec un autre enfant

et tellement tu imagines à quel point ce pourrait être plus simple

toujours des précautions de langage, même écrit

comme les guillemets

dingue

comment avec la vie que j'ai eue, avec la vie que j'ai ?

comment ?

pas dingue encore

pas encore

pfiou

14.10.2010

Kiss Could Have Killed Me

 

Le seul mot de liberté est tout ce qui m'exalte encore. Je le crois propre à entretenir, indéfiniment, le vieux fanatisme humain. Il répond sans doute à ma seule aspiration légitime. Parmi tant de disgrâces dont nous héritons, il faut bien reconnaître que la plus grande liberté d'esprit nous est laissée. A nous de ne pas en mésuser gravement. Réduire l'imagination à l'esclavage, quand bien même il y irait de ce qu'on appelle grossièrement le bonheur, c'est se dérober à tout ce qu'on trouve, au fond de soi, de justice suprême. [...] Pour l'esprit, la possibilité d'errer n'est-elle pas plutôt la contingence du bien ? 

 

Breton.jpg

André Breton - 1924