05.02.2010
As Ilhas Encantadas
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27.01.2010
No Exit
Je ne cesse de penser à W. Je ne cesse de penser à la mort de W, apprise il y a dix jours, plus d’un an après les faits. Je ne cesse de penser à ça : j’aimais bien l’idée de le savoir vivant, plus de nouvelles ou sporadiques (la preuve) mais vivant, là-haut, dans son pays sous la mer, toujours le même sourire, toujours cette gentillesse à fleur de peau, toujours cette voix particulière, toujours.
Et puis en fait non, plus rien, plus rien depuis un an déjà. Je crois je préférais penser à lui vivant, de temps en temps, me demandant où il était, ce qu’il faisait, espérant qu’il allait mieux, que la drogue et la dépression allaient le lâcher, enfin. Je préférais ça à la connaissance que j’ai maintenant de sa mort. Plus son sourire, plus cette gentillesse à fleur de peau, plus sa voix particulière, jamais.
Si ce n’est dans ma tête, qui pense à W au moins une fois par jour depuis dix jours maintenant. J’ai peur que sa disparition connue signifie sa disparition de mes pensées. J’ai peur de ne plus jamais penser à W, un jour. D’oublier. De l’oublier. Je déteste cette idée.
Il faut lutter.
Je guette les progrès de ma fille. Dix-huit mois aujourd’hui. Choupette of love fait des progrès. Elle grossit de nouveau. Elle a un p’tit bouchon dans le cœur dans un alliage très chic très cher. Choupette of love ne tient toujours pas assise, seule. Choupette of love est une petite gonzesse merveilleuse. Dix-huit mois aujourd’hui. Choupette of love n’est pas prête de marcher, de découvrir le monde. Quatre étages sans ascenseur. Mon dos proteste chaque jour un peu plus. Un suivi supplémentaire le lundi, tous les lundis. Un vrai marathon. Je ne sais pas comment évolue un enfant normal. Je ne sais plus. J’ai perdu ces références-là. Choupette of love évolue à son rythme. T’as beau dire, c’est lent. C’est frustrant. C’est rageant.
Il y a toujours une petite partie dans ma tête qui ne supporte pas, cette injustice-là, une petite partie qui ne s’y fera jamais, une petite partie qui aura toujours la rage bouillonnante, l’envie de hurler de faire sa rock star en chambre d’hôtel, tu vois ? tout péter. Une petite partie qui ne supporte plus les enfants des autres, les enfants normaux des autres, les enfants dont le monde s’offre à leur regard, les enfants dont le monde s’offre à leurs pas hésitants. Et je m’en branle si « c’est mal » de dire ça, de le ressentir.
Comprends bien : j’ai pas honte de ma fille, loin de là c’est la p’tite nénette la plus fantastique du monde. Je trouve juste dégueulasse ce qui lui arrive. C’est dégueulasse, quels que soient les mots de consolation de réconfort de justification que tu mets dessus, c’est dégueulasse. La vie est une pute je te dis je maintiens et je m’en branle si ça te plaît pas que je dise ça.
Il faut lutter.
15:28 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
18.12.2009
GirlFight 2
Lutter contre l’anxiété capable de grossir plus vite qu’une tumeur maligne surboostée
Lutter contre cette petite voix interne qui te racontait déjà l’histoire la veille
Non tu n’es pas une sorcière
Lutter contre l’anxiété
Tu le savais ça arrive juste plus tôt que prévu
Sinon ta vie ne serait pas autant une chiennasse galeuse
Cela serait beaucoup moins drôle
Cela ne flinguerait pas tes vacances avant qu’elles ne commencent
Tu vois le genre ?
Toi là haut si tu existes : tu vas voir ta gueule quand je vais débarquer !
12:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.12.2009
GirlFight
Hey tu sais quoi ?
J'avais quasi abandonné l'idée de l'essayer à nouveau
Puis en fait en pleine activité tri, si
Alors :
Je rentre dans mes jeans slim d'avant grossesse, dis donc !
Un genre de victoire
(dans la catégorie "Il se passe des trucs dingues dans ma vie")
11:24 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.11.2009
Echange smske - the come back
lelapin : suis en train de tomber malade, fait chier
lapititenabeille : je pense qu'on chope ça en aspirant la morve de Cléo
...
oui, fais-moi rêver chérichéri
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30.10.2009
Silent Consolation
11:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2009
Mi familia Argentina
Il suffit de peu pour éclairer une morne journée à deux de tension : un mail annonçant les Argentins à Paris pour quelques jours en janvier et c’est le sourire automatique, le bord des lèvres cherche à rejoindre les oreilles. Emotion palpable qui s’exprime dans une petite goutte au coin de l’œil. Ce doit être la fatigue. Le manque de sommeil cumulé (depuis combien de temps déjà ?) Les soucis qui s’accumulent une couche sur une couche (pour combien de temps encore ?) Si avec tout ça je ne ressemble pas à Joan Collins d’ici peu tu pourras vraiment dire que j’ai le cul bordé de nouilles, et tu vois : ce sera un genre de première dans cette vie la pute.
Je rêve d’hibernation
Je rêve d’échanges au soleil
Je rêve d’inattendu
Je rêve, ce qui en soit est déjà bien
Pourquoi se plaindre ?
(pour survivre)
15:39 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.10.2009
Dieu vomit les tièdes
Parfois je me dis que ma vie serait plus facile si je croyais en Dieu,
J’aurais alors quelqu’un à qui en vouloir,
A qui adresser cette rage souterraine,
Une manière de m’en débarrasser, tu vois ?
Mais bon le truc c’est que je ne suis pas trop du genre à croire,
Plutôt du genre à penser
Plutôt du genre à panser
Trop sans doute
(Chierie)
10:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.10.2009
I Wish My Beer Was as Cold as Your Heart
Il est quinze heure trente huit minutes, cela fait maintenant 6h pleines que je suis dans la chambre des tortures et me crois-tu si je te dis que tout mon travail en 6h consista en l’envoi de deux mails ?
Si
T’imagines même pas à quel point je m’emmerde
Je trouverais bien deux trois trucs à faire en cherchant bien mais tu connais la chanson : l’ennui entraîne l’ennui qui amène son lot de démotivation voire de fainéantise qui tire un peu plus l’ennui bla bla bla.
T’es loin de t’imaginer à quel point je m’emmerde
T’es loin de t’imaginer à quel point cela me fatigue
L’idée du week-end tout proche ne me console même pas
Faut dire
Je m’emmerde je te dis et j’aime vraiment pas ça
J’aimerais disparaître sous ma couette à la place
(Et ne plus avoir mal à l’oreille)
(jamais)
15:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.10.2009
Just Ask My Children
C’est avec un bel enthousiasme que je remercie le connard bien intentionné qui a sorti la poussette de Choupette of Love dans la cour afin qu’elle soit rincée toute la nuit par ces petites ondées parisiennes.
Comment te dire à quel point je te mettrais bien ma main sur la gueule ?
Et
J’ai de nouveau les cheveux qui moussent.
C’est ce qu’on appelle les prémisses d’une bonne vieille journée de merde, non ?
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