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28.04.2006
Happiness is a Warm Gun
Dernier jour, dernière après-midi dans la chambre des tortures avant huit jours de vacances grandement méritées descendre plus au sud pour voir si j’y suis et c’est clair j’y suis bien plus qu’ici c’est sûr bien plus que dans la chambre des tortures bien plus que dans ma chambre même que je ne rangerai même pas avant de partir faut pas déconner j’ai pas que ça à faire mais une valise et avant tout décider ce que j’y mets quelles jupettes quelles chaussures quelques pantalons pour lutter contre les excès d’optimisme deux maillots de bain (donc) des crèmes des cadeaux des rosés grand cru chouravés dans la cave paternelle puis aller voir l’arracheuse de poils pour être toute lisse puis acheter des crèmes bio puis aller au cinéma peut-être puis manger cambodgien avec la joyeuse bande des ricanants puis faire un tour dans les hauts quartiers puis tâcher de ne pas trop piétiner puis attendre que dimanche arrive enfin et peut-être cesser de cauchemarder à propos de ma mère qu’est pas bien gentille dans mes rêves voire carrément méchante très très méchante de quoi retourner illico presto face à docteur bobo la tête pour une nouvelle petite tranche de 5 ans de quoi lui faire ravaler ses paroles d’hier soir " je suis très fière de vous miss Lelapin on peut se revoir si vous le voulez et parce que j’aimerais bien connaître la suite de l’histoire mais c’est pas obligé c’est vous qui voyez je suis très fière de vous " ben oui mais j’avais pas prévu moi cette séparation alors nous reprenons rendez-vous pour dans un peu plus d’un mois conserver encore un peu mon espace mon plaisir de la voir mon plaisir d’y glisser ma parole et puis lui raconter parler encore jouer encore des mots des mots sa curiosité la contenter et lui donner la suite des aventures du lapin magik la lose le principe de plaisir dans ta gueule ?
27.04.2006
Leçon de conduite
" J’ai dit " c’est extra de te revoir ". Et je le pensais. " Alors, comment tu vas ? - Absolument impec. Je suis en retard ? "
J’ai dit non. Pourtant elle était en retard d’à peu près dix minutes. Je m’en foutais. Toutes ces conneries dans les bandes dessinées du Saturday Evening Post et tout, montrant des types au coin des rues qui sont furax parce que leur copine les fait attendre – de la blague. Quand elle arrive au rendez-vous, si une fille a une allure folle qui va se plaindre qu’elle est en retard ? Personne. "
J.D. Salinger, The catcher in the rye
Vacances explosives
Bon faudra pas que tu oublies ton maillot au cas où....
j'en prendrai deux, au cas où...
Comme ça, hop, du sport, et tu joins l'utile à l'agréable.
(oui ça va hein pour le sport, j'ai quand même précisé : vade retro serviteur du diable)
Ben se tremper c'est déjà du sport. Enfin pour moi.
oui
mais ce ne sera pas la *principale* activité sportive
j'espère...
Pour les *autres* activités, je préfère t'avertir que je t'ai déjà planifié un programme chargé.
Désolé c'est pour ton bien.
oh ! diantre ! vais souffrir....
11:10 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.04.2006
Il Diavolo nel cervello
Ce matin je me suis enfin résolue à grimper de nouveau sur l’infernale machine fouteuse de moral dans les socquettes après des semaines passées à ne même pas la regarder en pensant vade retro serviteuse du diable, le diagnostic tombe, va falloir arrêter de faire n’importe quoi picolleta si tu veux entrer de nouveau dans ta jolie robe verte lorsque les beaux jours seront vraiment là (on y croit on y croit). Objectif moins 3 kilos mi-ni-mum...
Ce matin je me suis enfin résolue à penser sport vade retro serviteur du diable maillot de bain piscine nager affermir les chairs, qui par définition sont les substances molles du corps alors qu’on m’explique pourquoi on continu à se torturer mentalement et physiquement avec tout ce bordel, bordel !
Ce matin je me suis enfin résolue à faire comme si le joueur de flûte de pan du RER vade retro serviteur du diable qui me donne des envies d’émasculation n’existait pas, seulement c’est pas tellement tellement possible lorsqu’il éructe de sa flûte l’air du Titanic par Céline Dion (qu’on lui coupe les cordes vocales par pitié !) Alors je rêve de rejeter ma cape d’un geste nonchalant sur mon épaule et de défourailler mon épée d’un geste élégant mais néanmoins précis et de l’embrocher en plein dans les poumons, que son dernier souffle produise la note ultime et qu’on n’en parle plus !
Ce matin je me suis enfin résolue à cesser de dépenser la tune de mon banquier n’importe comment, c’était sans compter ma copine au doux nom de tragédie grecque qui me propose une activité shopping à midi, activité que je suis incapable de refuser, c’était sans compter les p’tits cadeaux qu’il me faut apporter aux mioches de Marseille.
Ce matin je me suis enfin résolue à ce que mes cheveux fassent ce qu’ils veulent avec eux-mêmes, me disant que finalement le look bobtail ne m’allait pas si mal et que c’était toujours mieux que de ressembler à une héroïne de Dynastie.
Est-ce cela la résignation ? (vade retro serviteuse du diable !)
10:30 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.04.2006
El Cochecito
Dans la série Lelapin coach définitif (ouais faut crâner un peu, si on attend que les compliments viennent tout seuls mieux vaut avoir une lime à ongles sur soi ou un bon bouquin voire les deux), je m’entraîne je m’entraîne, et sur tous les fronts : découverte personnelle, expérimentation, conseils de tous poils mais aussi rédaction (lettres d’insultes, réponse définitive, message préventif, etc.). Ainsi pour pas perdre la main, je persiste à être méchante, on ne sait jamais ça peut toujours servir, puis c’est pour toutes ces fois où j’ai pas été assez méchante notamment avec l’ex taré aka Mister Asshole, une petite revanche pour rien, juste comme ça, juste avec moi-même, juste virtuellement en foutre l’air de rien (ahem) plein la tronche de celui/celle/ceux qui nous emmerdent. Cela fait toujours du bien et je milite activement pour l’onanisme cérébral (paske l’autre non, hein, pas le genre de la maison, on est correct ici bordel). Et puis faut bien je maintienne un certain niveau de méchanceté vu les récents événements qui auraient plutôt tendance à rapprocher mes lèvres de mes oreilles (souplesse à toute épreuve) et à tout chambouler le dedans de moi-même (genre l’estomac qui joue au Yo-Yo ou se prend pour une machine à faire les barbes à papa) quand j’y pense. Alors bon. Faudrait voir à pas virer *gentille gnan gnan* non plus. Je ne râle presque plus. Je ne me reconnais plus. Ahhhhhhhhhhh !
Donc
Afin de me maintenir à niveau, j’invente je joue et ça donne ça par exemple :
" Très cher toi, Il est vrai que cela fait longtemps que je ne t’ai point donné de nouvelles, je ne peux que saluer ton sens de l'observation ou ta lucidité (selon ton envie ou l'état de connexion de tes neurones coches la proposition qui te convient) Non, je ne peux pas prétendre t'avoir jeté au vide ordures de ma mémoire, mais j'avoue que je préférerai que cela soit le cas, alors j'opterai pour la solution "fais-toi un peu oublier s'il te plaît ça me fera des vacances". Je te demanderai de bien vouloir excuser la brutalité de cette réponse (ou pas, tu fais comme tu veux, après tout je m’en tamponne), néanmoins tu comprendras sans mal, du moins je l'espère, qu'un peu de distance voire d'absences de nouvelles l'un envers l'autre ne pourra que nous faire le plus grand bien (d’évidence à moi surtout) et nous permettra en toute tranquillité de construire chacun notre vie de notre côté (ou pas, tu fais comme tu veux, après tout je m’en tamponne). Je ne refuse pas toute amitié, je la suspends simplement (là c’est pour être un peu moins brutale, tu saisis le concept ?). Un simple regard sur notre histoire et tu comprendras aisément le pourquoi du comment (on peut toujours rêver). Sinon, tant pis (ou pas, tu fais comme tu veux, après tout je m’en tamponne). Et puis surtout : bon vent ! "
Le sujet a bien entendu été pris tout à fait par hasard... cependant, si l’utilité s’en fait sentir je suis pour le plagiat. A bon entendeur...
24.04.2006
La comédie du travail
Là je suis en train de me lécher l'intérieur du coude, et ben tu me croiras ou pas mais c'est pas facile à faire.
tu plaisantes ? c'est super facile de se lécher l'intérieur du coude
C'est parce que tu as une grande langue.
(c'est n'importe quoi ici maintenant)
quoi ?j'ai une langue tout ce qu'il y a de plus normale !!
Et t'arrives à te mordiller l'intérieur du coude. Parce que ça j'y arrive pas du tout.
arrêtes d'essayer de me faire faire des trucs totalement débiles sur mon lieu de travail
Ah si en aspirant d'abord !
Louis, les pilules on a dit c'est les bleues pas les rouges !!
17:45 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
21.04.2006
Une journée entière sans mentir
14:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.04.2006
Le Chiavi di casa
Je l’ai déjà dit – avec vérification scientifique et traces audibles à l’appui – et écrit ailleurs (pourrissage de commentaires en bonne et due forme) : c’est de parler d’elle qui donne de la voix à la fossa baltringus©. Plus précisément d’en identifier le contenu. Le nommer. Elle prend cela comme un appel la fossa baltringus©, c’est peu dire qu’elle est conne, sa bêtise ne venant pourtant pas du vide qui l’habite. L’espoir ne fait pas que pourrir la vie de celui qui espère (Passons). A présent je me fixe un objectif : au premier jour de l’été – si, un jour ce sera de nouveau l’été enfin il parait enfin sur le calendrier moche de la poste en tout cas – je pose un couvercle en fonte avec cadenas indestructible et je jette la clef, loin, très loin, au fin fond du cul du plus petit résidu mnésique et qu’on ne m’en parle plus, et qu’on n’en parle plus.
En attendant je persiste à acheter des disques par demi-douzaine avec la tune de mon banquier. J’aime toujours autant l’idée. En attendant je persiste à croire que je vais vraiment me mettre au régime tout en boulottant du chocolat. En attendant je persiste à croire que je vais trouver du travail en ne cherchant pas. En attendant je suis super fière de la mission qui m’est confiée auprès de fan number 1 de presque deux ans qui ne désespère pas de réussir à me piquer un jour mon collier qui fait *cling cling*. En attendant je persiste à garder le sourire et à être impatiente de pouvoir le partager de nouveau, un peu plus au sud, en bas là.
(nan pas là)
17:40 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.04.2006
L'Homme de Pâques
15:55 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13.04.2006
Coupe-toi les ongles et passe moi le beurre
Aujourd’hui je participe activement au monde des clichés je remplis parfaitement mon rôle de femme derrière un bureau donc pétasse de jour à deux neurones et demi : viens de me faire les ongles dans la chambre des tortures. Ouais. Parfaitement. Quitte à perdre beaucoup trop de temps ici, autant que ça serve au combat pour l’esthétique (qui me perdra). Manque plus que la pause de verni. J’en suis pas encore là mes deux neurones et demi luttant activement contre ma totale pouffisation (Je vous laisse le choix entre cette version ou celle du " le verni j’peux pas ça grille direct à cause de l’odeur "). Si seulement il y avait un beauty nails à côté du bureau... Du coup je reviens à mon niveau maximum de speedy Gonzalez du clavier (vais pouvoir me la donner encore plus sur msn, déjà que mon niveau de connerie n’était pas loin de son maximum hier, aujourd’hui j’ai la pleine possession des *outils* de sa mise en oeuvre). Néanmoins petite précision : ce n’est pas moi qui ait des limes à ongle dans mon pot à crayons, c’est mon boss !





