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28.09.2006

Lista de espera

Contre toute attente, passée la désagréable minute du réveil et de la langue collée au palais quand je me dis « waow ! Heureusement la pititenabeille n’est pas là en ce moment j’ai dû ronfler comme un polonais tant je ne respire plus par le nez », donc contre toute attente j’ai plus la voix de Bonnie Tyler que de Duffy Duck, ce qui en soit est plutôt une bonne nouvelle. Ne me reste plus qu’à trouver vite fait une p’tite falaise pour aller y agiter ma crinière sauvage en hurlant :

I need a hero
I'm holding out for a hero 'til the end of the night
He's gotta be strong
And he's gotta be fast
And he's gotta be fresh from the fight
I need a hero
I'm holding out for a hero 'til the morning light
He's gotta be sure
And it's gotta be soon
And he's gotta be larger than life

Bon… ce n’est pas encore fait mais cela ne saurait tarder…

En attendant vais me tirer assez tôt de la chambre des tortures pour aller voir ma zentille docteur – ok je ne laisse aucune chance au traitement homéopathique d’agir cependant l’idée de pouvoir passer la journée de demain à pioncer est plus qu’attrayante voire hautement nécessaire – puis après j’irai m’écrouler chez moi car je n’ai pas la force aujourd’hui de lutter contre le monde des humains et le monde des objets inanimés (qui a une dent contre moi, c’est sûr, sinon les murs feraient pas rien qu’à me cogner, entre autres).

Voilà, rien d’autre à raconter, pas d’inspiration, à peine des idées, à peine une activité cérébrale, c’est pas ma faute c’est ma cervelle qu’est engluée dans la morve…

*et pendant ce temps là à Hong Kong la Sicilienne n’a toujours pas accouché…

27.09.2006

Les Souffrances d'un oeuf meurtri

Depuis deux jours c’est le grand retour de la pharyngite, un poil moins calamiteuse – j’ai moins l’impression d’être bourrée toute la journée – mais tout aussi chiante et dégradante pour mon physique de rêve (quoi ?) Bientôt c’est le retour du canard dans le nez, no more Lelapin call me Duffy Duck. Du coup j’ai la flemme de tout, écrire, sortir, aller au ciné – je ne parle même pas de travailler, ce serait mentir que dire mon envie de travailler quel que soit le moment – raconter la fête de samedi – 40 personnes dans le terrier de Lelapin, joyeux bordel. Je me soigne en achetant mon cadeau d’anniversaire que je me fais, des billets de train et bientôt un canapé – puis après faut s’arrêter si je ne veux pas mon banquier soit totalement désespéré… Puis faut je m’occupe des assurances rapport à la pluie dans ma cuisine la semaine dernière, et là j’avoue la flemme me tombe dessus à bras raccourcis…

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22.09.2006

A Walk to Remember

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21.09.2006

Il gèle en enfer

 

J’ose même pas raconter ce qui m’arrive depuis deux jours, tellement c’est pas ordinaire, tellement c’est limite pas moi, tellement faut que ceux qui me connaissent dans la vraie vie soient assis pour pas tomber sur leur cul, tellement ça va faire ricaner voire halluciner… Ben en fait depuis hier midi : me suis remise au sport - *remise* étant un doux euphémisme pour Lelapin qui a plus ou moins lâché l’affaire du sport depuis ses 14 ans, depuis que sa poitrine s’est mise à s’prendre pour celle de Sabrina la chanteuse transalpine qui aimait à se vêtir d’un tout petit rikiki bikini en pataugeant dans sa piscine, bref !

Donc hier, forte de nouvelles résolutions de rentrée du type :

-          Grasse d’accord mais tonique bordel !  ou bien

-          Je veux découvrir mes abdominaux, je dois bien en avoir moi aussi, bordel ! ou bien

-          Comment ça mon corps a mon âge, kessessé c’bordel ?!!

Je m’achemine vers la salle de sport afin de découvrir ce que peut bien être un cours de Body Pump… je n’en sais toujours rien en fait puisqu’il s’agit d’une méthode de torture très élaborée nécessitant l’emploi de barres ( !) qu’ils (les fonctionnaires de la torture officiels) ne possèdent pas encore. Ouf ! En lieu et place j’ai eu droit à 45 minutes de cours de CAF – traduction : cuisses abdos fessier – d’un rythme intense ; c’est bien simple j’ai cru tomber dans les pommes plusieurs fois, j’ai pensé « ça doit être ça l’enfer : être obligée de faire des exercices de pure torture, dans des tenues à la con qui n’épargnent pas un centimètre carré de ton corps, sur de la musique tonique et merdique, dans une salle où tu te pèles tellement la clim est à fond et pour l’éternité ! D’ici à ce qu’en plus tu sois entourée de tous ceux que tu déteste le plus au monde… », j’ai pensé aussi aux bénéfices, et le premier, l’immédiat : « ‘tain mais il est super sexy ce prof ! miam ! » *

J’ai survécue mais mes muscles me hurlent leur douleur dans la face depuis hier soir je les envoie chier c’est moi le boss ici non mais et leur répond : vos gueules les muscles mous vous en avez pour trois mois minimum faudra vous y faire !**

[Oui j’ai pris un abonnement de trois mois pour commencer, suis lucide hein faut pas croire j’ai totalement perdu la raison]

Alors à midi j’ai remis ça : stretching aujourd’hui, beaucoup moins violent – heureusement sinon je frôlais l’évacuation par le SAMU…

*mais c’est toi que j’aime ma pititenabeille, t’inquiètes…

** Lelapin fait du sport t’y crois à ça toi ? moi j’ai du mal c’est dire…

20.09.2006

Sueño Tropical

 

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Il pleut dans ma cuisine. IL PLEUT DANS MA CUISINE. Cela devient n’importe quoi, ça goutte de tant d’endroits à la fois qu’il devient difficile de se faufiler entre les gouttes pour prendre quelque chose dans le placard, faire la vaisselle, se faire à bouffer, etc. Il pleut dans ma cuisine, je songe à y installer les plantes vertes histoire de créer une petite ambiance tropicale dans ce marasme – s’il pouvait y avoir un barman (sexy tant qu’à faire) pour nous préparer des mojitos ce serait parfait. Quoi ? On peut toujours rêver non ? Mais c’est pas le cas. C’est Paris c’est ma cuisine et il y pleut.

Hier le plombier ne pouvait absolument pas se déplacer avant vendredi matin, mais ce matin après avoir bougé le cul du syndic, bizarrement il va pouvoir se déplacer dans la journée. « Il n’avait pas saisi l’urgence de la situation » ben non rien que du banal, il pleut dans ma cuisine, pas de quoi casser trois pattes à un canard, il pleut juste sur les fils électriques mais bon… Du coup je songe aussi à changer le thème de la soirée samedi : passer de « chic & sexy » à « ambiance chantier – sous les tropiques ! » apportez vos bleus de travail et vos casques nous fournissons les bières et les sandwiches au saucisson…

Sinon rien, ça occupe déjà pas mal la pluie en intérieur, l’écriture automatique d’un concerto pour gouttelettes – un genre de musique de chambre – un vrai supplice pour l’oreille et les nerfs en fait. Alors hier soir je n’ai rien fait d’autre qu’écouter Godspeed you Black Emperor très fort en fumant des joints, c’était bien. Puis j’ai regardé Abril despedaçado aussi, pas super gai pas super enthousiasmant si ce n’est Rodrigo Santoro renversant de beauté (miam !)

[Dis Rodrigo, tu viendrais pas faire un tour dans ma cuisine pour nous préparer quelques mojitos, d’ambiance tropicale ça deviendrait rapidement muy caliente !]

19.09.2006

Después de la inundación

Je viens d’apprendre que le plombier ne se déplacera pas avant vendredi matin, du coup ça va vraiment devenir le bordel dans cette cuisine, et pour pas mal de temps vu tous les travaux qu’il faudra faire… M’en fous, le bon côté des choses c’est que j’aurais une cuisine toute neuve. Puis d’ici à ce que mon frigo et ma machine à laver me lâchent je sens que ça va leur coûter cher aux assurances…

C’est toujours autant le bordel dans la chambre des tortures, c’est fou ce que je suis détachée et m’en cogne total – même l’arrivée de l’enveloppe déterminant les futures primes et augmentations ne m’a absolument pas fait frémir. C’est dire…

18.09.2006

Next Stop Wonderland

Hier soir je rentrais d’un week-end quelque peu éprouvant dans l’Est de la France et en attendant mon train je n’avais envie que d’une chose : m’installer confortablement et pioncer le temps du trajet, isolée du reste du monde, la musique dans les oreilles. Mais c’était sans compter sur la SNCF avec qui tout est possible et notamment te réserver une place dans un wagon qui n’existe pas… si si un genre de wagon fantôme qui n’existe que sur le papier… Du coup voyage inconfortable sur une sorte de compartiment à strapontins – car le train était bondé of course – où t’as pas de place pour tes jambes et où t’as mal au cul au bout de 20 minutes, avec un éclairage au néon qui te colle une migraine en moins de temps qu’il n’en faut pour épeler le mot… Et comme tout est possible tu rajoutes 30 minutes de trajet au cas où trois heures à avoir mal au cul ne te suffiraient pas… Et comme c’est aussi possible avec sa copine la RATP tu vas un peu galérer pour rentrer chez toi car la ligne qui déconne ce jour là est précisément celle que tu dois emprunter… Un chouette dimanche, comme si voir ta grand-mère intubée ne te suffisait pas.

Puis c’est lundi mon jour préféré dans la chambre des tortures, comme chacun sait. Puis c’est lundi le début de la semaine qui me verra attraper l’âge du Christ avec un p’tit coup de blues en prime comme le ruban sur le paquet.

Puis c’est lundi le plafond de la cuisine continu à couler, la situation n’a pas bougé d’un iota depuis 4 jours, je vais bientôt devoir investir dans des bassines design histoire de donner un peu de cohérence à tout ça, de satisfaire mon obsession pour l’esthétique – qui me perdra…

15.09.2006

Le Nosferat ou les eaux glacées de calcul égoiste

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qu'est ce que tu t'imagines? je ne te connais pas. pourquoi te traiterais-je comme une reine alors qu'il y a statistiquement 95% de chance que tu sois une idiote. dans la vie rien n'est acquis. si tu veux de la considération commence par la mériter. le simple fait d'être une femme n'empêche pas d'être une crétine. à bon entendeur salut.

C’est la réponse de Nico le blaireau qu’était vexé du coup, qui dit vexation dit réponse of course. J’adore, cela va sans dire. Néanmoins nous pouvons noter ses réels progrès en ponctuation, si ce n’est l’emploi des majuscules qui laisse franchement à désirer puisque inexistant. Mais : comment vous dire à quel point je m’en tape le coquillard de toutes ces conneries ? J’ai bien d’autres chats à fouetter (Tiens ! Que l’on commence par m’apporter un fouet siouplaît)

J’ai un dégât des eaux sur les bras, j'ai de l'eau qui goutte du plafond de ma cuisine, en deux endroits, dont un qui s'écoule très langoureusement le long du fil électrique du plafonnier, l'eau enrobe l'ampoule et ensuite goutte sur le sol, c'est pas beau ça ? Toute cette sensualité offerte à nos yeux ? Puis c'est pas dangereux surtout c'est ce qu’il y a de mieux dans cette histoire... Evidemment la fuite chez les voisins n'est pas immédiatement repérable, sinon ce serait pas du jeu.

Bon… je retourne tenter de joindre ma proprio qui semble passer sa vie au téléphone, en croisant les doigts pour que le plafond ne s’écroule pas sur ma vaisselle toute propre de ce matin ou que ça se mette pas subitement à flamber avec ma coloc’ dans son lit… un chouette week-end à l’horizon !

14.09.2006

Lamento pour un homme de lettres

Lelapin a écrit :
"je voudrais savoir qui se cache derrière cet email que je viens de trouver sur le net"
Comment peut-on trouver un email sur le net ???

Nico le blaireau répond :

je ne sais plus si je t'ai répondu : je suis un magicien de l'informatique et j'ai fait sortir ton adresse de mon chapeau magique :)*. mais pour être plus précis, elle doit se trouver sur une page quelque part sur internet. seulement je ne conserve pas d'informations plus précises**. mais peu importe, finalement, non ?*** qu'est ce que tu fais dans la vie ?****  

* Du moment que c'est pas de ton cul

** Sans déconner ? 'tain j'aurais pas cru...

*** Ouais on peut voir ça comme ça, enfin toi surtout hein...

**** Et c'est quoi la question suivante : tu viens souvent ici ? On s'est pas déjà rencontrés ? On t'a déjà dit que t'avais de beaux yeux ? T'écoutes quoi comme musique ? Et c'est quoi ton genre de film préféré ? T'es plutôt vaginale ou clitoridienne ? bla bla bla

Lelapin répond :

Sans doute ne le sais-tu plus car tu as du mal à t'en sortir avec tous les mails similaires que tu as envoyés à de possibles jolies donzelles à rencontrer, dont tu n'as pas trouvé l'email "sur le net" mais plutôt dans un mail collectif, non ? A l'avenir, pour ce genre de manoeuvre, tu devrais te rencarder un peu plus sérieusement et t'assurer que ces différentes donzelles ne sont pas amies et ne pourront pas faire le rapprochement entre deux mails sortis de nulle part au contenu quasi identique.

Alors fais-moi plaisir : oublie mon adresse et va jouer ailleurs, nous ne sommes pas sur meetic, ta proposition (peut-on nommer cela ainsi ?) et le procédé ne m'intéressent pas voire me débectent.

Comme quoi je tiens parole et partage ce fort intéressant échange (quoi non ?!). S'il répond c'est qu'il est vraiment désespéré - on s'en doute déjà un peu - ou bien vexé, et cela risque d'être savoureux. J'ai limite hâte... Contradictoire, je sais, c'est mon côté vilaine, j'assume.

[bravo : je viens de m'exploser un p'tit bouton et maintenant j'ai un gros placard rouge sur la tronche qui ne tardera pas à se transformer en vieille croûtasse dégueulasse... Lelapin : l'intelligence en action !]

[ça c'est mon côté coconne]

 

 

13.09.2006

Die Antwort kennt nur der Wind

Ben oui quand tu veux, puisqu'il parait que Knock le Zout c'est mieux que Deauville...

 

 Je voudrais savoir qui se cache derrière cet email (ben moi puisque tu m’écris…) que je viens de trouver sur le net  (comment peut-on « trouver » un email sur le net ? j’veux dire : Y’a une bourse d’échange, du troc d’email un truc dans le genre ? Et je ne serais pas au courant ?! Mais c’est scandaleux ! Appelez-moi de suite sieur Ternet et que ça saute – et démerdez-vous pour me trouver l’email de George Clooney avec qui j’ai 80% de compatibilité à la calculette de l’amour qui ne se trompe jamais). Moi : Je suis un mec de 28 ans, habitant la région parisienne amoureux de la beauté et de la nature féminine. (Original, très très original comme entrée en matière, y’a pas j’en reste scotchée à ma chaise de bureau chaque fois je lis cette phrase, ce doit être l’émotion ou la poésie du truc, j’hésite encore. En revanche, là où je n’hésite plus c’est sur l’emploi de la ponctuation, faudrait revoir ça, un poil).

Je partage mon temps entre mon job (cadre en informatique), et mes loisirs : rechercher la performance et l'extase physique (dans le sport, en particulier :) :):) ) (Tu veux dire : du sport du vrai ou des trucs cochons qu’on fait avec son corps ?) sortir, rencontrer des gens, ... (la ponctuation bordel !)

Si tu te sens prête (Pour ? Précisez votre propos jeune homme : le 100 m ? Une course d’obstacles ? Faire du shopping ?) et que tu es intéressée (Mais intéressée par quoi à la fin ?) répond-moi et dis m'en plus sur toi. (Ah enfin : j’adore qu’on me donne des ordres…) Et ce sera peut-être le début d'une nouvelle relation ? (Attends ! Je rêve là où il me propose la botte ? Relation comme relation amicale ? Relation épistolaire ? Relation sexuelle ? Relation de travail ? Relation amoureuse ?)

A bientôt (mouais…)

Alors jeune homme, comment te dire ? (Je te dis « tu » puisque tu me tutoie d’office) J’imagine que tu as « trouvé » mon mail ici (ça a dû être ardu à débusquer au milieu de toutes ces colonnes…) et ici – du coup je ne suis plus sûre que cela soit évident – c’est mon blog mon espace à conneries mon jouet mon étal de bons mots d’anecdotes de ce que je veux y mettre je fais ce que je veux je suis ici chez moi, et un blog ce n’est pas une fiche meetic au cas où il pourrait y avoir confusion tout ça *je précise* et *je répète* pour les durs de la feuille : ceci n’est pas une fiche meetic, ceci n’est pas un forum ni un chat ni un club de rencontres. Ceci c’est rien parfois c’est des conneries souvent c’est des mots du langage de la parole de l’écrit c’est d’abord de moi à moi et y’a quelqu’un derrière c’est sûr c’est évident c’est moi mais pour toi c’est Lelapin et c’est tout.

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