« 2006-09 | Page d'accueil
| 2006-11 »
31.10.2006
Dead Connection
Putain ça y est j’y croyais plus, enfin un rayon de soleil. Comme quoi les mecs de yahoo météo sont peut-être pas bourrés ou usagers d’une drogue quelconque – que je réclame immédiatement, filez-m’en douze boites et qu’ça saute ! – qui a l’air drôlement chouette puisqu’elle leur fait dire « grand soleil » quand objectivement il fait un temps de merde, ciel gris plombé déprimant qui te donne envie de sauter par la fenêtre si seulement tu pouvais l’ouvrir cette putain de fenêtre de ton bureau de la chambre des tortures. Mais en fait tu peux pas.
Du coup tu peux pas y balancer non plus ton ordinateur qui te fait chier au moins une fois par jour. Du coup tu peux pas y balancer non plus ton imprimante qui a décidé de ne plus imprimer, tout ça pour se démarquer du lot quotidien des imprimantes, petite pétasse prétentieuse, c’est vrai que du coup une imprimante qui n’imprime pas c’est mieux, c’est plus classe, c’est plus original, c’est plus tendance. Puis c’est pratique aussi.
Du coup va falloir j’appelle les géniaux et surtout aimables informaticiens de la chambre des tortures, je me trémousse de joie sur ma chaise à l’idée, avec un peu de chance j’aurais le droit à la réponse standard « vous avez redémarré votre ordinateur ? » avant d’autres questions du même acabit prononcées sur le ton de supériorité méprisante typique de l’informaticien qui ne comprend pas qu’on ne puisse pas s’intéresser à mort à toutes ces conneries – que ce soit pas notre boulot ne leur traverse pas le cerveau (le quoi ?) – oui vraiment je frétille d’avance à l’idée du coup de fil. Remarque avec un peu de chance ils seront tellement occupés – à jouer en réseau par exemple, ou se commander des chaussettes Simpson sur la camif – qu’il n’y en aura pas un pour prendre l’appel.
Du coup j’ai des journées passionnantes, entre ça et descendre à la photocopieuse pour constater que 1/ y’a plus de papier et 2/ y’a trois bourrages, ma vie professionnelle est très épanouissante ces jours-ci. Heureusement que je n’ai pas eu de réponse du tout quant à un possible peut-être futur nouveau travail, cela aurait été un des plus gros dilemme de ma vie…
16:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
30.10.2006
I Wake Up Screaming
J’ai rien à dire. La faute à ce bouton qui petit à petit me grignote la lèvre. J’ai rien à dire à part ça : j’ai un bouton immonde sur le bord de la lèvre qui petit à petit prend de plus en plus de place dans mon visage, fait un mal de chien MAIS est parfaitement assorti à mon chemisier à fleurs et pois roses et verts rapporté de Hong Kong. La question est donc : ai-je inconsciemment assorti mon chemisier à mon bouton ce matin ? Je veux dire : Est-ce ce qui a déterminé le choix dudit chemisier ?
27.10.2006
Et Zeus se gratta la cuisse
Il fut jadis un temps où les dieux existaient, mais non les espèces mortelles. Quand le temps que le destin avait assigné à leur création fut venu, les dieux les façonnèrent dans les entrailles de la terre d’un mélange de terre et de feu et des éléments qui s’allient au feu et à la terre. Quand le moment de les amener à la lumière approcha, ils chargèrent Prométhée et Epiméthée de les pourvoir et d’attribuer à chacun des qualités appropriées. Mais Epiméthée demanda à Prométhée de lui laisser faire seul le partage. « Quand je l’aurai fini, dit-il, tu viendras l’examiner. » Sa demande accordée, il fit le partage, et, en le faisant, il attribua aux uns la force sans la vitesse, aux autres la vitesse sans la force ; il donna des armes à ceux-ci, les refusa à ceux-là, mais il imagina pour eux d’autres moyens de conservation ; car à ceux d’entre eux qu’il logeait dans un corps de petite taille, il donna des ailes pour fuir ou un refuge souterrain ; pour ceux qui avaient l’avantage d’une grande taille, leur grandeur suffit à les conserver, et il appliqua ce procédé de compensation à tous les animaux. Ces mesures de précaution étaient destinées à prévenir la disparition des races.
[…]
Cependant Epiméthée, qui n’était pas très réfléchi, avait, sans y prendre garde, dépensé pour les animaux toutes les facultés dont il disposait et il lui restait la race humaine à pourvoir, et il ne savait que faire. Dans cet embarras, Prométhée vient pour examiner le partage ; il voit les animaux bien pourvus, mais l’homme nu, sans chaussures, ni couverture, ni armes, et le jour fixé approchait où il fallait l’amener du sein de la terre à la lumière. Alors Prométhée, ne sachant qu’imaginer pour donner à l’homme le moyen de se conserver, vole à Héphaïstos et à Athéna la connaissance des arts avec le feu ; car, sans le feu, la connaissance des arts était impossible et inutile ; et il en fait présent à l’homme. L’homme eut ainsi la science propre à conserver sa vie ; mais il n’avait pas la science politique ; celle-ci se trouvait chez Zeus, et Prométhée n’avait plus le temps de pénétrer dans l’acropole que Zeus habite et où veillent d’ailleurs des gardes redoutables. […] Dans la suite, Prométhée fut, dit-on puni du larcin qu’il avait commis par la faute d’Epiméthée.
15:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.10.2006
Autumn in New York
Au beau milieu d’un rêve fort bordélique – mais situé dans un appart dément censé être le mien et là je dis oui et là je dis « rendez-moi mon 120m² avec jardin d’hivers et qu’ça saute ! » ouais – donc au beau milieu de ce bordel onirique mon jetlag sentimental tente de m’embrasser et je n’ai pas du tout du tout mais alors du tout envie. La notion du trop tard me frappe immédiatement et je n’ai qu’un désir : qu’il sorte de chez moi – mes 120m² avec jardin d’hivers – qu’il sorte de ma vie et plus vite que ça, non mais pour qui se prend-t-il ?
Au réveil je me dis : mon jetlag sentimental est déchu de son titre, il n’est plus un jetlag il n’est plus rien à mes yeux si ce n’est un homme au milieu de tant d’autres. Allez salut !
Macolok dont je suis présentement profondément jalouse se tire à New York dès demain et pour 14 jours !!! J’inaugurerai donc seule et ce pendant 14 jours notre chasse d’eau toute neuve pour la peine !
(pour ce que j’en ai à foutre…)
24.10.2006
How to Succeed in Business Without Really Trying
J’ai étonnamment peu de courbatures après avoir passé une heure à transpirer hier pendant mon cours d’abdos, je redécouvre néanmoins certains muscles – paske ouais : j’ai des muscles. Comme quoi nous ne sommes jamais au bout de nos surprises…
J’ai appris aujourd’hui que la Sicilienne allait peut-être venir en France pour la fin de l’année, et ça ma bonne Dame c’est de la nouvelle à faire grandir les sourires, à remettre du baume dans ton p’tit cœur en souffrance à l’approche de la date anniversaire de son départ. En fait le manque on ne s’y fait pas c’est au contraire de plus en plus dur.
Toujours aucune nouvelle ni suite au rdv secret de la semaine dernière, malgré le message que j’ai laissé ce matin, du coup la pression redescend de quelques degrés, remets ton désir dans ta poche petit lapin et coucouche panier l’angoisse on t’a pas sonnée va voir ailleurs si j’y suis.
N’empêche : j’aimerais bien savoir à quoi m’en tenir…
15:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.10.2006
Locked in Silence
18:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.10.2006
Painting the Clouds with Sunshine
Je regarde par la fenêtre les immeubles playschool gris de l’autre côté de la rue, le ciel gris au-dessus des immeubles playschool gris de l’autre côté de la rue, ma montre en acier gris qui ne se trouve pas de l’autre côté de la rue et qui n’est pas non plus un immeuble, et je suis étonnée d’y lire l’heure qu’il est tant j’ai le sentiment qu’il est 18h depuis ce matin 9h06 heure de mon arrivée dans la chambre des tortures, l’exploit de la semaine car jusqu’à ce matin 9h06 je n’avais pas réussi à foutre les pieds dans la chambre des tortures avant 9h30 et encore me confirme la pointeuse et encore…
Je regarde le ciel gris au-dessus des immeubles gris de l’autre côté de la rue à cette extrémité ouest du merveilleux quartier des affaires, je regarde le ciel et constate que rien n’y bouge, rien pas même un micro nuage, rien pas même une nuance de gris, un gris un peu plus foncé, un peu de densité que diable, et bien non rien ne bouge rien que ce gris délavé partout déprimant au possible tant il donne l’impression qu’il est 18h depuis ce matin 9h06 heure de mon arrivée dans la chambre des tortures…
Une manière comme une autre de parler de l’ennui qui me saisie, de l’ennui qui m’emplie d’effroi, de ce temps qui stagne alors même, je le sais j’en suis sûre, si je me trouvais en dehors de la chambre des tortures le temps, celui-là le même universel ou presque, filerait à une allure vertigineuse. Je m’emmerde j’te dis. J’ai beau avoir plein de choses à faire, une dizaine de profs en satellite depuis ce matin autour de moi, et maman Lapin t’aurais pas ceci… et maman Lapin as-tu fais cela… et maman Lapin tu pourrais m’aider pour ce truc… je m’emmerde je te dis, c’est ça l’ennui le vrai c’est pas quand tu te demandes ce que tu pourrais bien faire de ta peau de tes doigts de ta tête de ton cul, non l’ennui le vrai c’est la mort intellectuelle qui accompagne l’activité. La faute – en partie – à tout ce gris blanchâtre, sans aucune densité, rien d’intéressant à regarder, rien d’intéressant pour que le regard se perde, je préfère lorsque c’est plus sombre, lorsque la lumière produit des ombres ou est une ombre elle-même. Même la pluie est fine et se voit à peine sur tout ce gris. Elle n’habite pas. Elle n’existe peut-être pas.
Et moi tout cet ennui, je m’emmerde je te dis, ne me donne pas le sentiment d’exister ou alors à peine, ou alors bien trop peu, ou alors juste dans cet ennui, la mort intellectuelle je te dis. Je regarde de nouveau ma montre gris argent et je n’en reviens pas, cinq minutes écoulées seulement depuis mon dernier regard jeté, alors je vérifie auprès de mon horloge informatique voir si des fois elle ne ment pas cette connasse mais non en fait c’est ça, même écrire ne fait rien passer enfin pas le temps en tout cas enfin pas plus vite en tout cas, la faute à tes doigts agiles petit Speedy Lapin Gonzalez du clavier
(la cucaracha la cucaracha)
16:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.10.2006
Motivations and Morale
Infratruc : Choupinette d’amour, que faites-vous vendredi soir ? Seriez-vous disponible pour un apéro ou un dînette avec le délicieux moi-même ?
Lelapin : Hello beau gosse, justement je pensais à vous ce matin, dingue comme les grands et raffinés esprits se rencontrent… Pour le moment rien de prévu vendredi soir donc tout à fait dispo pour vos propositions
Infratruc : Vous m’en voyez ravi. Il y a trop longtemps qu’on ne s’est vu, vous me manquez terriblement. Réservez donc votre vendredi. On dîne quelque part ?
Lelapin : Ouais d’accord pourquoi pas. Où ? (c’est juste pour le plaisir…)
Infratruc : Moi je dîne pas dans ton cul. C’est un principe.
Lelapin : Et bien mon cul ne s’en porte que mieux. Vive les principes !!
11:55 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
18.10.2006
No Retreat, No Surrender
Mon entretien secret d’hier, même si je n’y ai pas brillé par ma confiance en moi, m’a sorti de la torpeur, a flatté mon ego et m’ouvrira peut-être des perspectives du genre « changement de vie en mieux », je croise les doigts les jambes les cheveux les oreilles et inverse mon strabisme naturel tout en touchant du bois pour essayer d’y croire un peu et espérer que tout ça tourne en ma faveur.
Mon premier cours de self défense d’hier m’a laissé quelques courbatures au niveau des épaules mais me confirme que d’ici quelques semaines je serai apte à péter la gueule à n’importe qui. Va pas falloir trop chauffer les oreilles de Lelapin qui en plus de sa répartie cinglante habituelle sera capable de décocher des coups de tatane in the tronche plus vite qu’il ne faut pour dire tatami [mais va falloir faire attention à ce que cela ne vire pas sport de combat sinon tel Van Damme vais finir par toujours parler de moi à la troisième personne] [de là à la dépersonnalisation il n’y a qu’un pas] [de là à la schizophrénie il n’y a qu’un second pas]
Mon optimisme légendaire {quoi ?} est mis à rude épreuve ces temps-ci, bien plus par moi-même que par le reste du monde qui de toute évidence ne conspire plus tellement contre Lelapin. Reste l’ultime épreuve ou test ou vérification la semaine prochaine lors du rendez-vous avec Mister G le bilan d’extension et savoir enfin ce qu’il en est de mes possibilités d’enfantement {ou pas}
14:50 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16.10.2006
Höstsonaten
Vendredi 13 j’ai joué pour la première fois à l’Euromillion. Bon… Je ne suis pas devenue multimillionnaire. Je le déplore.
Vendredi 13 j’ai appris que la Sicilienne avait le baby blues. Je ne peux pas me téléporter à Hong Kong afin qu’elle pleure un bon coup sur mon épaule. Je le déplore et je pleure en y pensant. 21e siècle de merde !
Vendredi 13 première soirée vodka scrabble. Beaucoup de vodka mais pas de scrabble. Je le déplore. A la place nous avons joué au UNO, partie à 200 que j’ai remportée.
Vendredi 13 j’ai prêté un album de Godspeed You Black Emperor. Fallait je sois déjà bien imbibée par la vodka pour faire un truc pareil. Je le déplore. Presque – j’ai confiance.
Samedi 14 j’ai dormi jusque 17h. Ouais. 17h. Ne suis sortie de mon lit qu’en m’auto foutant un coup de pied au cul et parce qu’il y avait la fête d’anniversaire de la Grand’So que je ne pouvais décemment pas manquer malgré mon envie grandissante de garder pour moi son cadeau.
Dimanche 15 j’ai dormi jusque 11h et me suis levée sans difficultés, pour me rendre au cinéma et voir deux films d’affilée : Mala Noche et Friends with money. Mouais… Bof… pour les deux. Pas navrant mais pas très enthousiasmant non plus.
Dimanche 15 j’ai préféré rentrer chez moi mettre une machine en route, l’écouter tourner en terminant la biographie de la Duchesse de Bedford, l’étendre et me faire les ongles plutôt que d’aller voir Fire et El Benito, que pourtant je n’ai pas vu depuis 3 semaines et qui me manquent.
Dimanche 15 en mangeant des châtaignes je me suis dit « tiens ! j’me taperais pas ma petite déprime de saison moi ? »
16:15 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note




