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30.11.2006
Le Fantôme de la liberté
Le danger de la liberté antique était qu’attentifs uniquement à s’assurer le partage du pouvoir social, les hommes ne fissent trop bon marché des droits et des jouissances individuelles.
Le danger de la liberté moderne, c’est qu’absorbés dans la jouissance de notre indépendance privée, et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous ne renoncions trop facilement à notre droit de partage dans le pouvoir politique.
Les dépositaires de l’autorité ne manquent pas de nous y exhorter. Ils sont si disposés à nous épargner toute espèce de peine, exceptée celle d’obéir et de payer ! Ils nous diront : « Quel est au fond le but de tous vos efforts, le motif de vos travaux, l’objet de vos espérances ? N’est-ce pas le bonheur ? Eh bien, ce bonheur, laissez-nous faire, et nous vous le donnerons. » Non, Messieurs*, ne laissons pas faire. Quelque touchant que soit un intérêt si tendre, prions l’autorité de rester dans ses limites. Qu’elle se borne à être juste ; nous nous chargerons d’être heureux.
*ouais enfin "Messieurs" ça va hein, et les femmes bordel ?!
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28.11.2006
Inghilterra nuda
Dans ma chambre d’hôtel à Londres il y avait un lapin au mur – un tableau avec un lapin dessiné dessus et pas un lapin empaillé, quoi que l’idée ne me déplait pas totalement. Dans une vitrine d’un magasin d’une rue de Londres il y avait un lapin, ou plutôt un mannequin avec un masque de lapin. Je ne sais pas si je dois y voir un signe. Les lapins me poursuivraient-ils ?
Mission *cuisses en béton* remportée haut la main ce week-end, avec les dizaines de kilomètres de bitume londonien avalés – combien exactement je ne sais pas à cause que j’ai toujours pas de compteur dans le cul (et mon cul ne s’en porte que mieux soit dit en passant, mais juste en passant hein, on va pas non plus y passer des plombes)
Camden Town est devenue une succursale d’un marché asiatique voire directement made in Hong Kong mais avec des prix made in London. Je m’attendais à la transformation du lieu, moins à y retrouver tous les produits ou presque que je pouvais voir sur les marchés de Kowloon – il manquait la section sex toys.
Sinon dans la série les aventures du lapin magik la lose : 1/ me suis tapée une migraine toute la journée vendredi, suffisamment légère pour ne pas m’empêcher de crapahuter toute la journée – en souffrant quand même hein sinon ce ne serait pas drôle – mais pas suffisamment légère pour me permettre de suivre le programme dancing queen… 2/ me suis assis sur une peau de banane bien dégoulinante dans le métro, peau de banane glissée à l’intérieur du strapontin histoire d’être sûr que Lelapin ne la voit pas en dépliant le siège…
Voilà voilà… Néanmoins j’aime toujours Londres, l’accent anglais si agréable à l’oreille, les golden boys de la City si classes et sexy, les cafés, les clubs, les immeubles en brique, les chauffeurs de bus qui roulent comme des malades mentaux, les anglaises ultra lookées, les hot dog dans la rue, la cuisine indienne, les ciels londoniens… et puis la Tate modern, enfin un musée qui a vraiment pensé l’éclairage des œuvres, il était temps ! Et plein d’autres trucs encore…
23.11.2006
Dracula vit toujours à Londres
Demain Londres. 3 jours pour me balader sous la pluie. 10 ans que je n’y ai pas mis les pieds, ça méritait bien une petite chanson, ma première ici, Lelapin de moins en moins débile avec la technique, faut croire (ou pas).
Dois encore faire mon sac ce soir, ne rien oublier, gants bonnet écharpe parapluie, puis un sac suffisamment grand pour le retour, pour tout ce que je vais rapporter… J’ai hâte du coup que cette journée se termine… Vais peut-être sécher quelques heures d’ailleurs, vu que j’ai oublié mon badge (qui nous sert à pénétrer dans le bâtiment – c’est pas secret défense mais presque – puis à pointer) et les clefs de mon bureau, autant faire la totale et sécher quelques heures… au point où j’en suis d’t’façon, une ou deux heures de plus en négatif au compteur…

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22.11.2006
Your Ticket Is No Longer Valid
Lorsque j’entrais au collège, il y a *quelques petites années*, ma famille a déménagé, changement de maison, changement de banlieue, changement de décors… Ainsi à 11 ans j’ai « perdu » tous mes amis d’enfance.
Il y a quelques années un copain me signale l’existence d’un site spécialisé dans la recherche de tes copains du temps jadis… je m’y inscris dans le seul but de retrouver MA copine d’enfance… puis rien pendant des lustres, dernièrement je virais même les mails sans même les ouvrir… puis aujourd’hui j’en reçois un et pour une fois je l’ouvre… et là je tombe sur un message m’indiquant que MA copine d’enfance venait de s’inscrire sur le site…
20 ans après notre dernière mâtinée ensemble je pense encore souvent à elle, 20 ans plus tard je me souviens très précisément de certains moments partagés, des disputes de mômes, des fous rires, de certaines après-midi, de notre découverte du collège ensemble, de son sourire, d’elle et du déchirement qui a accompagné notre séparation.
20 ans après je ne me fais aucune illusion sur des « retrouvailles » mais je n’ai pas perdu ma curiosité et mon intérêt, savoir ce qu’elle est devenue, comme elle est maintenant, comment elle va, ce qu’elle fait, ce qu’elle pense…
Alors je clique sur le lien, tombe sur sa fiche, pas de doute c’est elle, pas un homonyme. Un genre d’excitation enfantine me saisie lorsque je clique sur « envoyer un mail » et là… grosse déception. Faut raquer Lelapin si tu veux écrire à TA copine d’enfance, business is business qu’est-ce que tu croyais ??
Reste que j’apprends qu’elle est toujours dans la région. Reste que j’apprends où elle travaille. Reste la question : oserais-je téléphoner ?
21.11.2006
Le Petit vélo dans la tête
Après deux semaines sans avoir traîné mes jolies petites fesses de lapin du côté des salles de gym, grand retour au sport aujourd’hui et 20 minutes à pédaler sur un vélo statique… c’est un peu chiant faut bien l’avouer, mais si le programme « cuisses en béton » était le top de la déconne, ça se saurait ! Sur cet instrument de torture il y a un p’tit écran sur lequel est indiquée la quantité exacte de calories brûlées sous l’effort. Je reste très sceptique quant à l’efficacité – en terme de motivation – du procédé, puisqu’à moins de pédaler comme un malade et de manquer de se déboîter le genou, faut savoir que tu brûles entre 100 et 200 calories en 20 mn d’ennui quasi profond sur ce vélo.
En revanche c’est clair et net : je ne testerai jamais le rameur ! Tout simplement hors de question, y’a pas moyen que je rame volontairement dans cette vie, ni dans une autre. J’ai déjà donné, merci. Et puis si ça faisait perdre du poids ou durcir les muscles mous, ça se saurait !
Demain je retourne pédaler – même si je pense beaucoup trop, perchée sur cet engin, à cette pub horrible dans laquelle un coureur de fond se gerbe dessus et qui tourne en boucle dans nos cinémas. C’est déjà pas évident de voir une merde comme Babel, si en plus on se tape des pubs dégueulasses tout en entendant une partie du public mâchouiller des pop-corn, je ne peux que protester…
17:29 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.11.2006
Comme quoi je n’ai pas que des chansons de merde dans la tête…
Ooh! Get me away from here I'm dying
Play me a song to set me free
Nobody writes them like they used to
So it may as well be me
Here on my own now after hours
Here on my own now on a bus
Think of it this way
You could either be successful or be us
With our winning smiles, and us
With our catchy tunes and words
Now we're photogenic
You know, we don't stand a chance.
15:34 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.11.2006
A Touch of Infidelity
J’ai déjà dit ailleurs et hors contexte « je ne choisis pas la fidélité » c’est comme ça mon côté sensuel j’imagine il faut l’accepter [ou pas] voilà pourquoi j’assume totalement ce nouvel état de fait : je suis tombée amoureuse d’un high tech rabbit – avec la pititenabeille je suis bien consciente du côté bestiaire de mes amours – capable de faire plein de choses et qui n’aime rien tant que de bouger son corps sur la musique [je suis déjà tombée amoureuse d’un p’tit bonhomme japonais pour les mêmes raisons] Je suis pleinement consciente des difficultés, mais que voulez-vous je m’accroche, je suis lucide : je sais que je n’ai pas Internet dans ma maison, mais que voulez-vous je m’accroche et contre toute logique je le veux, lui :
17:02 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15.11.2006
Mad Doctor of Blood Island
Après un merveilleux week-end dans le sud et sous le soleil (hé la messante, tu l’as bien dans le crâne la chanson de la série poucrave là ?) avec la pititenabeille, de retour dans la chambre des tortures hier, de retour tous les matins dans le RER et ça c’est toujours un grand moment, le manque de politesse, les problèmes techniques, les retards, le monde, la puanteur, la promiscuité obligée, et j’en passe… *j’en ai plein le cul* est bizarrement la seule définition qui me vient à l’esprit.
Alors, histoire de me changer les idées après mes 8 heures d’incursion dans le merveilleux monde du travail, suis allée au fin fond du 17e visiter un cabinet de radiographie surchauffé où les dames de l’accueil sont charmantes, le médecin un rien brutal mais plutôt beau gosse tendance ++ stéréotype mâchoires carrées sourire ultra Bright brun ténébreux, et où dans la salle d’attente tout le monde ou presque tire la tronche… Faut dire c’est pas non plus une partie de plaisir que l’on vient chercher dans ce cabinet spécialisé dans la mammographie, l’hystérographie et autres réjouissances du même type…
Une dame charmante me fait entrer dans une petite cabine à l’intérieur d’une salle de radiographie et me dit « défaites-vous, mais gardez votre soutient gorge » ah… et mes chaussettes ? j’peux pas garder mes chaussettes ? juste pour le style, hein… non ? bon… Puis une fois allongée sur la table en métal dans une tenue inventée pour la décontraction immédiate qu’elle apporte, Doc’ Ultra Bright fait son entrée, tente de détendre l’atmosphère avant de dire « bon là j’vais vous embêter un peu là puisqu’il faut que j’attrape votre utérus pour l’examen »
J’vous demande pardon ?!!!
Mais non ! Mais c’est hors de question, rendez-le moi tout de suite et qu’ça saute, non mais ! Puis ça fait un mal de chien bordel ! Allez faut arrêter de me torturer comme ça maintenant, j’ai femme actuelle du mois de juillet à finir dans la salle d’attente…
La dame charmante me relâche un peu tremblotante en me disant « je reviens vous chercher dans 20 minutes » Comment ça ? On remet ça dans 20 minutes ? C’est où l’issue pour s’enfuir ? Comment ça je vais avoir les résultats et l’interprétation de suite ? My God mais je suis pas du tout préparée à ça moi…
Une p’tite demi-heure de stress plus loin, avec la Grand’So qui me rejoint pour une traversée de Paris sécurisée, et des pensées du genre « la pauvre si j’ai une super mauvaise nouvelle, elle n’est pas dans la merde… » Docteur Ultra Bright me convoque et m’annonce : Très bel utérus Lelapin, aucun problème de procréation en vue… (et j’ai des photos pour le prouver !)
Gnark ! Gnark ! Gnark ! vais pouvoir faire plein de mioches pour dominer le monde, z’allez moins faire les malins…
10.11.2006
Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps
Journée speed je cherche à tout boucler avant de me casser en week-end pour trois jours loin de la chambre des tortures et de ses faux problèmes. Donc speed pour parer aux problèmes qui pourraient se poser lundi pendant que je me dorerai la pilule au soleil du sud.
Néanmoins j’ai eu le temps de commander pour 30€ de shampooing – oui je sais 30€ de shampooing bla bla bla mais j’ai réellement beaucoup de cheveux.
Néanmoins j’ai eu le temps et la chance d’avoir Pépita II au téléphone, ma première copine folle de la chambre des tortures, partie en congés mat’ il y a bientôt trois ans et dont je n’avais pas de nouvelles depuis deux. (j’ai toujours eu une copine folle au travail que j’ai toujours appelée Pépita)
Néanmoins j’ai rien d’autre à dire, enfin peut-être (ou pas) mais j’ai pas le temps…
15:30 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.11.2006
Szyfry
Dans la chambre des tortures, ces mois-ci, les choses se déroulent ainsi, pour partie :
Le lundi : 5 profs, 11 cours donc autant de problèmes potentiels de salle, de matériel, de suivi des étudiants, de besoins divers. Le mardi : 9 profs, 12 cours donc autant de problèmes potentiels de salle, de matériel, de suivi des étudiants, de besoins divers. Le mercredi : 7 profs, 21 cours donc autant de problèmes potentiels de salle, de matériel, de suivi des étudiants, de besoins divers. Le jeudi : 3 profs, 3 cours donc autant de problèmes potentiels de salle, de matériel, de suivi des étudiants, de besoins divers – c’est la journée relax. Le vendredi : 11 profs, 19 cours donc autant de problèmes potentiels de salle, de matériel, de suivi des étudiants, de besoins divers – une fin de semaine en fanfare.
Evidemment cela ne représente pas la globalité de ce qu’il m’incombe de gérer, juste le quotidien lorsque tout roule, juste le factuel. Ceci n’inclus pas la « gestion » des personnalités, de l’ego de chacun, de leurs demandes urgentissimes, de leurs réponses traînantes, de leur manque d’éducation parfois, de leurs épanchements, de leurs humeurs, de leurs besoins de maternage, etc. Ceci n’inclus pas le relationnel avec le dehors de notre petite cellule résistante, ce qui est loin d’être de la tarte, la diplomatie, la fermeté, le suivi du budget, le montage des projets, et j’en passe…
Il m’arrive de ne pas réussir à définir mon boulot, mon poste, mes charges tant elles sont nombreuses et diversifiées. Faut que tout roule. J’suis mamzelle tout roule et qu’ça saute !
Il m’arrive de ne pas réussir à le définir au point de sous estimer mes capacités, au point d’être à la limite du zéro absolu lorsqu’il s’agit de passer un simulacre d’entretien d’embauche, histoire de changer de chambre des tortures.
Je me plains, beaucoup, je râle je grogne je peste, je n’aime pas tellement ça le travail – il me faut être honnête tout de même : en fait je pense je suis une bête de travail qui aime à ce que les choses soient bien faites voire parfaitement faites, et plus vite que ça bordel ! Simplement, la manière dont le travail, dont le merveilleux monde du travail est organisé me déplaît fortement, je ne m’y trouverais jamais. Trop souvent. Trop d’air remué pour pas grand chose. Trop de temps passé enfermée limite statique à ne rien découvrir d’autre que ce que je sais déjà ou ce que je sens – et c’est pareil – de la nature humaine. Intéressant, certes. Jusqu’à un certain point.
Il me fallait cette honnêteté intellectuelle vis à vis de moi. Je suis une bête de travail en fait, mais le monde du travail ne me convient pas, il ne sied guère à mon teint… Reste à assumer tout ça…
Sinon aujourd’hui je porte de merveilleuses petites socquettes rouges plumetis qui me réjouissent. Faut simplement je fasse attention car du coup j’ai trop tendance à regarder mes pieds en marchant et ça pourrait s’avérer fort dangereux. Ce qui serait tout de même dommage à 24h de me retrouver dans le TGV direction le Sud et les bras de la Pititenabeille.
Sinon aujourd’hui j’ai raté Viktor & Rolf chez H&M alors que j’avais une invite VIP pour découvrir tout ça avant l’ouverture officielle des magasins… pff ! la tête farcie ne convient pas du tout du tout à ma garde robe… Heureusement j’ai fait le plein de culottes affriolantes hier…
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