« 2007-01 | Page d'accueil
| 2007-03 »
28.02.2007
The Beast of Budapest
J’ai un remède très personnel et hyper efficace contre les cons et emmerdements de tous genres : j’achète des billets de train ou des billets d’avion et la simple idée de partir ailleurs, de me soustraire au regard, à la voix et aux conneries énoncées par tous ces gens qui m’emmerdent, me fait adopter la position sourire automatique limite béat imperméable à toute tentative d’agacement contre ma personne. Cela fonctionne du tonnerre. Je suis en plein dedans. Et pour cause : ce matin j’ai acheté des billets d’avion qui nous permettront, d’ici quelques mois, la pititenabeille et moi, de nous envoler vers la Hongrie et de partir à la découverte de Budapest !!
Bruxelles ce week-end. Venise dans un mois. Budapest dans cinq. Où pourrais-je bien traîner mes guêtres d’ici là si je ne parviens pas à partir pour Hong Kong ?
27.02.2007
Dance Me Outside
Depuis deux jours (deux semaines deux mois deux ans… ?) c’est le grand retour de Speedy Lelapin dans la chambre des tortures avec en sous-titre : oh oui p’tit lapin efficace rattrape les conneries de tout le monde, prends des décisions qui ne relèvent pas de ta responsabilité, encaisse l’agressivité de ces branleurs d’étudiants à la place d’autrui, organise plein de choses à notre place et continue à être speed speed speed…
Bizarrement je ne pète pas les plombs si ce n’est quelques passages à l’acte mis en scène accompagnés de phrases comme « ça vous apprendra à savoir fermer votre gueule » face à une quinzaine d’étudiants hystériques qui pour le coup en ont la chique coupée et moi qui ricane doucement à l’intérieur.
Je me demande bien d’où me vient cette sérénité nouvelle et combien de temps elle va durer. Ça ne peut pas être la qualité ou la durée de mon sommeil ces temps-ci car globalement je pourrais plutôt la qualifier par les termes « à chier » voire « de merde ».
Le bordel outside et le calme inside j’en profite…
16:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2007
Jesus, Du weisst
14:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.02.2007
How to Have an Accident in the Home
Limite confuse et horrifiée je m’aperçois n’avoir pas parlé de l’événement le plus dramatiquement important des derniers jours ou comment Lelapin a failli perdre sa main gauche… oui carrément ! L’apitoiement est autorisé. Dramatique car si plus de main gauche no more speedy gonzales du clavier – néanmoins l’inaptitude au travail m’aurait bien arrangée, je l’avoue. Alors le récit du drame évité in extremis :
Lelapin dans la jolie maison de la pititenabeille ne fait pas que boire de l’alcool, nan nan j’vous jure, mais de temps en temps après une chouette balade au bord de la mer, en scooter, en virée shopping, en chauffage de face au soleil (faites votre choix) Lelapin aime à se préparer un thé. La pititenabeille bien que fort bien équipée (ahem) ne possède pas cette merveilleuse invention qu’est la bouilloire (je ne parle même pas ici de bouilloire électrique, faudrait pas le progrès arrive trop vite et tout d’un coup dans la ruche), non y’en a pas ; donc Lelapin méthode traditionnelle fait chauffer de l’eau dans une casserole – lourde la salope et plutôt moche en fait une casserole quoi bien qu’il y en ait des jolies enfin c’est rare la beauté chez la casserole bref une casserole vieille grise lourde et moche – pour ensuite transvaser l’eau de la casserole dans la théière. Rien que du banal, de l’usuel, du tranquille j’te fais ça les oreilles sur les yeux. Ouais mais là c’est ne pas se méfier de la casserole la plus fourbe de l’univers. Car en plus d’être vieille grise lourde et moche elle verse de travers voire carrément de côté. Du coup Lelapin a bien rempli la théière mais n’a pas manqué de se verser une bonne dose d’eau bouillantissime sur la quasi-intégralité de la main gauche.
C’était super.
J’ai été brave : je n’ai pas hurlé je n’ai lâché ni la casserole ni la théière mais les ai délicatement déposées dans l’évier avant de courir – sans me péter la gueule – précision utile – dans la salle de bain et plonger ma main rougeâtre et brûlante dans l’eau avant d’envoyer la pititenabeille me chercher d’urgence de la crème et des bandes. J’ai été brave je n’ai pas pleuré j’ai à peine gueulé un « putain de bordel de merde ça fait super mal sa mère » avant de courir replonger ma main dans l’eau froide pour encore dix minutes. Retartinage et enrobage de la petite chose rouge et boursouflée dans une bande version moufle, pas super super facile pour rouler des p’tits joints tout ça.
L’avantage d’avoir de bons réflexes c’est le sauvetage intégral de la main.
L’avantage d’être brave c’est de pouvoir crâner devant son amoureux « t’as vu même pas pleuré, même pas sautillé dans tous les coins, même pas roulé par terre en hurlant ! »
21.02.2007
An Angel at My Table
De retour dans la chambre des tortures après un long week-end marseillais, trois jours d’absence au boulot et j’ai l’impression d’être partie deux semaines tant les documents s’accumulent sur mon bureau, les messages s’accumulent dans mon téléphone et les junk mails dans ma boîte toujours pour me vendre – entre autres – du viagra et des pilules qui rendent la bite plus forte et plus longue youpi youpi !! (simplement il faudrait je pense en premier lieu à m’acheter une bite) (un genre de soucis du détail). Quelques jours au soleil et je suis presque blonde sur la moitié de mes cheveux. Quand j’y pense ça me colle le bourdon. Du coup j’ai acheté de la peinture pour cheveux en urgence hier, ravalement ce week-end juste avant la raclette party prévue avec les Argentins, Dr No et un jeune créateur de bijoux d’art contemporain diplômé des Arts décos et des beaux-arts de Genève (c’est ma minute je me la pète j’connais trop de gens hyper intéressants et hype et je vous emmerde bla bla bla) mon pote des montagnes et ex colok intérimaire plus simplement (je sais me la jouer simple aussi), no blonde at my table saturday night.
Quelques jours au soleil et z’avez tous tellement les boules de ne pas m’avoir souhaité une bonne saint valentin – grandement méritée – que je ne trouve aucun commentaire à mon retour. La honte sur vous pour douze générations (quoi ?) (ouais le soleil ça tape)
Quelques jours au soleil et la joie d’avoir passé plus de temps que d’ordinaire avec la Reine Gucci et une délicieuse soirée rouleaux de printemps avec ses copines, la pititenabeille en tant que seul représentant de la gent masculine, et je maintiens que tout cela n’avait rien de sexuel.
16:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.02.2007
La Ragazza con la valigia
Ai encore fait une virée H&M à midi : un imper spécial dédicace à la Sicilienne from Hong Kong avec sa doublure léopard + une jupe, dont je n’ai aucun besoin et qui me sont donc absolument indispensables. Je sens que la jupe annonce le grand retour d’une période noir & blanc, de quoi coller des suées à la grande obsessionnelle que je suis rapport au blanc salissant et aux noirs qui ne sont pas tout à fait les mêmes, que je ne peux décemment pas porter ensemble. M’en fous – pour le moment – ça vaut bien la peine. L’important reste de n’avoir qu’une obsession à la fois – ce n’est pas gagné je me l’accorde, surtout si mes cheveux s’obstinent à ne pas m’obéir, et à donner l’impression qu’ils veulent se barrer de ma tête, salauds d’ingrats !
Ai remarqué, dans le temple de la fringue jetable, des sacs avec des impressions de lapin dessus. Puis je me suis souvenue que dans la vraie vie je n’affectionne pas particulièrement les lapins, si ce n’est en civet dans mon assiette.
Ai encore glandé devant des DVD hier soir au lieu de préparer ma valise pour ce long week-end qui s’annonce ; j’ai rempli à moitié mon contrat de parfaite petite femme d’intérieur en lançant et étendant deux machines (et lancer une machine, du haut de ma petite taille, ce n’est pas rien) ; puis j’ai réfléchi, un peu, à ce que j’allais mettre dans ma valise. Du coup, cela m’a fait penser à Venise et comment faire ma trousse de toilette pour qu’ils ne me prennent pas la tête à l’aéroport ? Il est hors de question que mes produits de beauté transitent entre deux pays enfermés dans des p’tits sachets plastiques version congélation quand je possède de si jolies trousses. Car je prévois d’opter pour la version 100% bagage cabine au souvenir du temps passé, à l’arrivée et lors de mes deux précédents voyages en Italie, à attendre mes bagages en soute…
Ai de vrais problèmes. Le simple fait d’y penser est terrifiant.
Ai reçu pas plus tard que y'a très peu de temps, lendemain de saint valentin, le joli petit message suivant :
Comme t'as rien eu pour la Saint Valentin, moi je t'offre cette jolie carte, mamour...
Merci mon choupinetodeamor ! (yes I'd like to be your anti-valentine)
15:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2007
Entrapment
Ça change la vie, enfin n’exagérons rien, disons plutôt (j’adore dire « nous » à la façon des feus Rois de France) ça change la nuit des fenêtres qui t’isolent des bruits du dehors. J’ai quasi eu l’impression de dormir à la campagne cette nuit, si ce n’est qu’à la campagne l’absence totale de bruit a tendance à me faire flipper. De toute façon la campagne a tendance à me faire flipper, passé un certain nombre de jours. Plutôt réduit ce nombre d’ailleurs. Evidemment cela dépend de la campagne. Il en est où je ne foutrai jamais plus les pieds. Du genre les deux sèvres. Berk. Never again. Plutôt crever. Il en est d’autres dont je ne connais rien et qui m’attirent pas du tout, mais alors pas du tout. La campagne quoi. Où je ne vivrai jamais.
En plein recrutement dans la chambre des tortures, je décroche des propos de mon interlocuteur et n’entends que cette petite phrase qui tourne en boucle dans ma tête « t’es vraiment trop conne ma pauv’fille » rapport au fait d’accomplir un boulot qui n’est absolument pas le mien mais dont je m’acquitte car sinon rien ne bouge – si ce n’est mon boss qui se la coule douce en vacances. Parce que franchement la conduite de projets, l’élaboration d’un projet professionnel, tout ça, qu’est-ce que j’en ai à foutre ? qu’est-ce que j’en ai à dire ?
17:25 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.02.2007
Beau travail
Aujourd’hui je m’improvise contrôleur des travaux, à distance ; macolok au téléphone pour m’assurer que les gars qui changent nos fenêtres ne salopent pas la maison, travaillent correctement et vite (et savoir s’ils sont sexy aussi, ce qui ne gâcherait rien pour elle, bloquée toute la journée à la maison, un genre de pompon sur le gâteau, mais en fait non, faut croire qu’il n’y a que dans les films que les ouvriers qui débarquent chez toi sont super sexy). Du coup j’ai hâte de quitter la chambre des tortures et d’admirer mes nouvelles fenêtres et surtout constater qu’elles remplissent bien leur rôle de fenêtre : isolation sonore et thermique. Cela semble évident comme ça, mais ce n’était plus le cas, depuis belle lurette.
Je soupire d’aise à l’idée de ne presque plus entendre les connards excités du klaxon qui pensent que 7h du matin est l’heure idéale pour signifier leur existence à la terre entière. Entre autres (ne plus voir ce mastic dégueulasse qui coule, ne plus chauffer l’extérieur, ne plus craindre de me prendre une vitre sur la gueule en forçant légèrement pour la fermer, etc.) Je ne pensais d’ailleurs pas que la pose de nouvelles fenêtres m’enthousiasmerait autant. Je vieillis ? Je m’emmerde ? Je n’ai rien d’autre à foutre ?
Peut-être aussi l’avant dernière avancée significative sur le front des infiltrations d’eau, peut-être bientôt déblocage de la situation ET mise en route des travaux. De nouveau des ouvriers à la maison, potentiellement sexy.
(Quoi ?)
18:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.02.2007
Don't Feed the Gondolas
Putain ça y est je n’y croyais plus mais c’est confirmé : pour paiement de bons et loyaux services (ou plutôt de dizaines d’heures de travail) pour un des derniers bouquins de mon boss, je pars 4 jours à Venise avec la pititenabeille fin mars. Je sautille de joie sur ma chaise à l’idée d’aller me gondoler au pays des gondoles, accompagnée de mon amoureux qui pourra tout me dire de l’art vénitien – l’a intérêt à réviser sec !
Je viens de lui annoncer par téléphone, ce qui l’a laissé sans voix devant sa bière le pauv’ chéri ou presque sans voix puisque la seule chose qu’il est capable d’articuler est « c’est énorme » - il n’était pas au courant, ben non puisque c’était une surprise, j’aime bien faire des surprises – du coup je ne peux m’empêcher de penser que les études ne favorisent pas vraiment l’utilisation optimale du vocabulaire…
17:11 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





