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29.03.2007
Il y a des journées qui mériteraient qu'on leur casse la gueule
Ma douce et jolie copine Camille réalise de très jolies choses pour les mioches, mais pas que. Cliquette sur le lien http://lilafanfreluche.canalblog.com/ ça vaut le coup d’œil !
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28.03.2007
We Spin Around the Night Consumed by the Fire
Suis comme les mioches : j’ai vraiment du mal avec le changement d’heure. Peut-être. Je choisis cette explication pour mes nuits de peu de sommeil, mal à m’endormir, rêves agités, le lit comme un champ de bataille au réveil, les yeux gonflés, les cheveux hirsutes, crampes et torticolis, je dois mener une lutte nocturne contre moi-même, je ne suis pas encore sûre de gagner… En attendant je suis quasi plus épuisée au saut du lit – si on peut décemment appeler cela un saut lorsqu’il s’agit de me traîner comme une vieille brouette jusque la salle de bain – qu’au coucher.
La faute à mon sursaut d’énergie de fin d’après-midi qui ne me fait pas envisager une seule seconde me coucher tôt. La faute à ma tête pleine de pensées, d’idées, de réflexions et qui ne me laisse jamais en paix.
Je m’éloigne je m’isole je me blinde je me dégage des affects ; seule technique imparable pour ne pas trop souffrir, du manque de l’éloignement du peu d’intérêt de l’incompréhension du manque d’initiative des mots des maux de la méconnaissance de la perte de connaissance de la reconquête à venir du manque de conscience ou de lucidité de l’immobilisme du statique des fausses promesses des disparitions de l’indifférence.
26.03.2007
Venezia, la luna e tu
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23.03.2007
À l'ombre des grands baobabs
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22.03.2007
Les Rois n'épousent pas les bergères
Je traverse à nouveau une vaste période d’ennui dans la chambre des tortures, la faute à je bosse trop vite, je ne sais pas organiser mon travail pour qu’il dure plus longtemps la faute à j’suis une fainéante ultra pragmatique qui me débarrasse vite fait de ce qui m’emmerde, et le travail comment dire… Et puis le problème avec l’ennui, lorsqu’il t’a saisi et même s’il t’emmerde, c’est que ce n’est pas facile de s’en débarrasser, vite fait l’air de rien ni vue ni connue, nan c’est pas facile, même en faisant plein de choses, en ayant plein d’activités, une fois que l’ennui t’a saisie t’es engluée tout n’est que remplissage et manque de dynamique.
Alors je prends des rendez-vous : chez le podologue pour refaire une beauté à mes pieds afin que Dr No puisse de nouveau s’extasier lorsque je ressortirai mes sandalettes – c’est pas pour tout de suite, je suis lucide mais prévoyante ; chez le dentiste pour la révision des 10 000 ; avec mes copines pour organiser notre prochain voyage au Maroc ; avec moi-même pour refoutre enfin les pieds au cinéma, prendre le temps de glander un peu, passer l’aspirateur, faire les poussières dans ma chambre tout ça… Et là l’idée du ménage c’est me rajouter des plombs pour m’engloutir un peu plus dans l’ennui…
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20.03.2007
9.26 %
C’est le pourcentage de visiteurs (qui a priori ne sont pas de gros lézards déguisés avec de la peau d’humain… mais… sait-on jamais ?) de ce blog hautement intéressant et mondialement réputé pour son rayon bricolage, qui arrivent ici après la requête google suivante : « mastic qui coule ».
C’est un problème que j’ai effectivement rencontré et dont j’ai déjà causé ici. Je sais donc non seulement de quoi il retourne, mais aussi de quoi je parle : le mastic qui coule ne devrait en théorie jamais couler, quelles que soient les conditions climatiques / hydrométriques ; si quelqu’un te dit « c’est à cause que le soleil il tape trop fort sur ta vitre » ne le crois en aucune façon, ce quelqu’un cherche à t’entuber à se foutre de ta gueule à te prendre pour le dernier des corniauds voire pour la dernière des cruches. Non. Que nenni ! Rien de tout ça : le mastic coule en raison d’une malfaçon du produit lui-même, avant même d’avoir été conditionné dans des p’tits tubes / pots etc. Faudrait voir à pas trop nous prendre pour des crétins…
Alors :
- si tu veux virer les coulées de mastic de ta vitre voire de ton parquet / moquette / carrelage (coulées qui se transforment en un rien de temps en cimetière à moucherons et autres stupides bestioles qu’ont rien d’autre à foutre que de venir s’engluer les papattes dans ce truc dégueu qui se bouffe même pas) : le couteau de peintre reste ce que j’ai trouvé de plus efficace.
- si tu veux virer les traces du mastic qui coule sur les fenêtres (non sans avoir gratouillé au préalable les dites coulées à l’aide du couteau de peintre sus-mentionné) : le plus efficace reste le white spirit. Ça chlingue mais ta vitre après elle est propre. Efficace aussi sur le bois.
- si tu veux régler définitivement le problème : une seule solution, radicale : tu changes tes fenêtres !! Ou bien tu démontes entièrement tes doubles vitrages et tu refais tout.
Ne me remercie pas, je t’en prie, je t’en prie.
Prochaine leçon : le démontage et nettoyage de carburateur !
(je déconne)(N’empêche que je l’ai déjà fait)(c’était super)
19.03.2007
Tempus Fugit
Dans la série Refais ton ouvrage Pénélope ça fait trois fois que je fais le même travail depuis ce matin, dans un sens puis dans un autre, dans un sens puis dans un autre… l’impression d’être un genre de yo-yo à visage humain la ficelle […] en moins… je ne désespère pas en ce jour anniversaire : six ans dans la chambre des tortures – je remarque que cette année mon directeur ne m’a pas offert de fleurs ; je devrais attirer son attention sur cette date ainsi j’aurais peut-être un bouquet demain…
Hier c’était le pot d’Adieu des Argentins, j’ai presque pas pleuré en leur claquant la bise d’au revoir et en les serrant dans mes bras, j’suis limite fière de moi. Je ne réalise pas vraiment encore c’est pour ça. Et pourtant à chaque fois j’utilise mon héritage – une très chouette cafetière expresso électrique ; le terrier va devenir ultra moderne – je pense à eux et donc à leur disparition du paysage parisien.
Il fait un temps de merde dehors et pourtant je n’ai toujours aucune envie de travailler, mes dernières vacances me semblent dater de mathusalem, ma dernière vraie grasse matinée aussi – je ne compte pas hier matin, puisque je ne me suis en rien éveillée seule, c’est la pititenabeille qui l’a fait, parce qu’il s’ennuyait : il ne voulait plus être le seul à ne pas dormir. Ce sens du généreux…
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15.03.2007
Lonely Are the Brave
Cinq ans. Il aura fallu cinq ans à ma mère et le détour d’une conversation, quelques mots échangés en voiture, pour revenir sur la question. Cinq ans après nos échanges de lettres règlement de comptes à valeur d’ultimatum avant solde de tout compte. Cinq ans pour y revenir et me poser enfin la question de l’auteur des agressions sexuelles dont j’ai été victime, enfant. J’insiste sur la forme verbale : passé. Je refuse ce statut de victime dans mon présent. Je ne suis pas une victime. Je l’ai été. Je ne le suis pas. Cinq ans pour avoir le courage d’en connaître l’identité. Cinq ans. Des années plus tard je me retrouve de nouveau dans le rôle de celle qui rassure. Celle qui protège. Mon prénom m’y a prédestinée. Encore une fois endosser le rôle de la mère de ma mère. Lui dire « Ne t’inquiètes pas, ça va. Ne te prends pas la tête, je vais bien. Regarde-moi. Il te suffit de me regarder et voir comme je vais bien. »
14.03.2007
Rock it to the Moon
Le meilleur moment de ma journée d’hier a été l’achat de places pour le concert d’Electrelane le 27 avril prochain. Deux ans que j’attendais ce putain de concert !! C’est m’sieur infrabidulemachinchose qui aura l’immense chance de m’y accompagner et de se prendre mes cheveux dans la gueule lorsque je sautillerai comme un morpion hystérique… Si c’est pas avoir le cul bordé de nouilles ça…
En parlant de nouille, j’ai aussi préparé un kilo de sauce bolognaise hier soir, en écoutant GianMaria Testa, un p’tit goût d’Italie dans mon salon, j’hésite à préparer du tiramisu pour samedi soir, ça risque d’être un peu too much après le gigantesque plat de lasagnes, et c’est pas comme ça que je serai prête pour enfiler mon bikini…
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13.03.2007
A Cara que Mereces
Le week-end dernier j’ai dit « non aux cheveux qui virent au blond ! » et ayant sous la main une talentueuse ouvrière en la personne de ma mère, nous avons joué au coiffeur et je suis de nouveau brune. Yeah ! Je retrouve ma tête, la vraie, la mienne. J’en avais presque oublié à quoi je ressemble vraiment. Du coup, après avoir remis la main sur de vieilles photos, il est d’autant plus frappant de voir à quel point j’ai la même tronche depuis mes deux ans (depuis donc… une p’tite vingtaine d’années) (à peine) (…)*
Je n’ai pas plus qu’hier envie de travailler, personne ne peut donc dire que je me tue à la tâche ces jours-ci, ça tombe plutôt bien je suis à jour depuis la semaine dernière, ce qui n’était pas une mince affaire vu le boulot abattu depuis janvier. Alors je feuillette mollement les guides sur Venise retirés à la bibliothèque à midi. J’ai même la flemme de lire vraiment. C’est quand même dommage que je ne puisse pas décemment feuilleter Voici dans mon bureau… ça manquerait un poil de sérieux, cependant le temps passerait plus vite.
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