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27.04.2007
The Indelicate Balance
Au fait, pourquoi tu t'es toujours pas ouvert un compte sur gmail au lieu de ton hotmail tout pourri ? En plus on pourrait chatter comme des petits fous
Pour quoi faire ? elle est très bien mon adresse hotmail j'vois pas ce que tu lui reproches, et je te figures que t'as un compte msn alors bon... vais pas me faire chier avec une quatrième adresse mail juste pour combler ta fainéantise non !
Je peux pas utiliser hotmail au taff, alors que gmail, si. Vouala.
ben oui mais bon...puis si il faut télécharger quoi que ce soit je te rappelle que je peux pas, tous les accès bloqués, j'peux même plus aller sur youtube ou daily machin
quelle bande de nazes !
ben non, rien à télécharger, l'interface de chat est intégrée à la page de smails. C'est pour ça que c'est merveilleux et que je peux blablater toute la journée (en toute discrétion par dessus le marché)
mouais...........
suis tjs pas convaincue
bon bah tant pis
Et sinon, pourquoi les gens y nous zaiment pluuuuuuuuus ?
j'sais pas mais à mon avis c'est de ta faute
je pense plutôt que c'est parce que tu vas avoir tes règles.
mes règles et moi on t'emmerde
(ce dialogue va se retrouver sur mon blog en moins de deux, et tout le monde pourra voir l'horrible phallocrate que tu es)
Puuuuuute.
(c'est pour me phallocratiser un peu plus et ajouter de l'intensité dramatique, n'y voit aucune attaque personnelle)
* Infrabiduletrucmachinchose
* Lelapin16:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Das Mädchen von Hongkong
La Sicilienne from Hong Kong et son homme vont déménager, pas de changement de pays, juste d’appart, ce qui en soit est déjà une fort bonne nouvelle car qui dit changement d’appart dit plus d’espace dit chambre d’amis dit probablement décembre 2007 à Hong Kong, et là mon sourire est grand au point que mes yeux disparaissent derrière mes joues…
Pour fêter ça une autre virée shopping à midi et refaire mon stock de débardeurs pour mon prochain départ au Maroc. D’abord voter puis me rendre à l’aéroport puis pleurer ou sauter de joie c’est selon, en tous les cas boire un coup et oublier la France quelques jours…
En attendant je me réjouie de tortiller mes fesses ce soir en assistant au concert d’Electrelane (j’ai commencé par oublier mes places ce matin, une fois arrivée tout en bas de mon escalier bien sûr, et hop petit lapin remonte les 4 étages, avec le sourire bien entendu) en la charmante compagnie de m’sieur infrabiduletrucmachinchose, histoire de patienter avant l’arrivée de la pititenabeille sur Paris demain 13h et pour trois mois, enfin !
25.04.2007
A Música do Quotidiano
Je rêve de m’envoler ailleurs, pas des vacances non, plutôt un envol définitif, un ailleurs ailleurs, de la différence, autre chose, autrement, des autres. Je nie ma propre souffrance dans la chambre des tortures. En surface cela va. J’assure. Pour plusieurs même. J’assure le travail de plusieurs. La reconnaissance en revanche traîne la savate.
Je ne veux pas qu’on lustre mon poil, ça va non-merci j’ai passé l’âge ou je n’ai jamais eu la naïveté nécessaire. Je veux de la reconnaissance sonnante et trébuchante. Je veux de la reconnaissance statutaire. En attendant éthique et caractère obsessionnel bien encrés sous la peau j’assure je rattrape les bourdes je travaille à la place de. Je suis la couillonne de service pour le dire autrement.
Je nie ma propre souffrance dans la chambre des tortures, ce manque de reconnaissance de ma propre souffrance, ici comme ailleurs d’ailleurs. Je nie ma propre souffrance et cela les arrange tous. Cela fait leur affaire.
J’oublie à quel point il m’est difficile de me lever tous les jours venir accomplir mon labeur tous les jours partager l’air vicié des transports en commun tous les jours le sourire l’humour en étendard l’humour en carapace l’humour en bouclier tous les jours donner l’illusion faire tenir l’ensemble ancrée dans la réalité tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours confrontée à mon propre immobilisme tous les jours confrontée à mon manque de confiance qui m’empêche justement d’aller vers cet ailleurs le rechercher activement tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours ne pas répondre volontairement à la question du pourquoi tous les jours me lever et recommencer tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours dealer avec l’ego surdimensionné l’ego en souffrance l’ego en demande de réparation tous les jours ou presque faire des heures sup’ d’étayage tous les jours félicitée pour mon oreille pour mon intuition tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours nier ma propre souffrance tous les jours me détester pour ça les mauvais jours aller jusqu’au mépris tous les jours refuser de plus en plus la complainte par peur d’adopter le statut de victime tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours m’oublier un petit peu plus tous les jours m’apercevoir que personne je dis bien personne ne se propose pour l’accompagnement dans l’autre sens tous les jours donner l’illusion tous les jours de plus en plus me taire tous les jours être celle qui est forte celle qui protège celle qui sublime tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours prendre sur moi prendre pour les autres faire et défaire petite Pénélope en puissance qui attend ce qui ne viendra jamais tous les jours et encore et encore et des rêves qui me laissent épuisée au réveil sans même un souvenir une sensation une vague idée tous les jours le principe de réalité dans ma gueule tous les jours l’indifférence feinte ne pas voir ne pas remarquer si l’étaie se casse la gueule que va-t-il leur rester tous les jours répondre sourire rire m’amuser tous les jours nier ma propre souffrance la chambre des tortures l’ailleurs fantasmé qui s’éloigne le temps l’angoisse la force l’humour tous les jours encore et pour combien de temps encore et j’écoute je lis le nauséabond nain de jardin hystérique « le travail c’est la liberté » et mon cul c’est du poulet tikka si tu veux je t’en garde une cuisse connard un peu avariée de préférence et que tu étouffes avec connard reviens me parler de liberté quand je pense servitude reviens me parler de liberté connard quand je pense enchaînement souffrance immobilisme routine tous les jours reviens me parler de liberté par le travail connard et tous les jours je te cracherai ma haine mes angoisses mon manque de liberté au visage connard tous les jours le principe de réalité dans ma gueule la lucidité comme un cancer qui me ronge doucement tous les jours je dois me taire pour ne pas inquiéter et mon cul c’est du poulet tikka inquiéter qui inquiéter quoi tous les jours recommencer et faire semblant de tenir le coup d’aller bien tous les jours recommencer et ravaler mes angoisses ne rien dire que rien ne devienne réel que rien ne fasse sens dans ma petite tête de couillonne de service que rien ne m’étouffe au point de ne pouvoir penser seule liberté réelle tu peux bien passer connard tu peux m’enlever ce que tu voudras mais ça tu ne peux rien y faire jamais tous les jours monter dans ce putain de RER et recommencer la chambre des tortures nier ma propre souffrance et faire illusion putain ce que je fais ça bien championne toutes catégories c’est fou ce que je fais ça bien une vie de pratique tous les jours le principe de réalité dans ma gueule comme neuf et oublier volontairement et m’oublier volontairement et une mémoire vive qui turbine à plein régime pour non justement ne pas oublier être lucide me rendre compte du déni et continuer tous les jours.
17:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2007
Throw Momma from the Train
Dingue à quel point certaines mères ont du mal à lâcher leurs rejetons, voire ont une facilité certaine à leur pourrir la vie, leur faire porter leurs angoisses et culpabilité, leur reprocher leurs propres choix de vie. Les répercussions se font parfois sentir au-delà du cercle de la famille. Je mesure d’autant plus à quel point j’ai pu régler tout ça. Je mesure d’autant plus à quel point j’ai pu / réussi à affirmer mon indépendance.
20.04.2007
A croire que le nauséabond nain de jardin hystérique m'inspire...
Aux urnes citoyens !
Formez vos opinions !
Votons, votons !
Qu'un con impur ne gagne pas les élections !
11:50 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19.04.2007
Cause toujours, mon lapin
17:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.04.2007
Un peu de soleil dans l'eau froide
Samedi, pour la première fois, je suis montée sur un bateau mouche, pas que montée d’ailleurs puisque j’ai eu le droit à une véritable promenade au fil de la Seine entourée de 6 mioches entre 2 et 13 ans. Cela a l’air terrifiant dit comme ça mais c’était fort agréable.
Samedi soir je me suis aperçue que Docteur No faisait une vraie fixette sur mes sacs à main, tout ça parce que j’ai eu le malheur de dire ici que je possède un nombre conséquent de sacs à main – je ne vois pas en quoi cela fait de moi une originale voire une malade – il est à la limite du militantisme pour que je m’achète un nouveau sac, alors que je résiste depuis plus d’un mois et l’achat du dernier (et ce n’est pas faute d’avoir été tentée) ; cependant je lui ai expliqué que cela m’était pour l’instant impossible puisque ce sac va si bien avec mon rouge à lèvre – ou si vous préférez : c’est la première fois que j’ai un rouge à lèvre si bien assorti à mon sac.
Je suis obsessionnelle ; so what ?
Dimanche j’ai soigné ma p’tite gueule de bois en me vautrant sur l’herbe surpeuplée de la Villette, pic nic intimiste et fort agréable, suivie d’une descente du canal st martin à la recherche désespérée d’une glace artisanale. Que nenni ! Moult boutiques à bouquins dans le coin mais pas de glace digne de ce nom (je vous encourage d’ailleurs à faire un tour chez Philippe le libraire, rue des vinaigriers, juste à côté du canal, qui regorge de bandes dessinées sympathiques, entre autres) (oui je fais de la pub) (et alors ?)
Hier, après une journée de boulot fort remplie, une mission dentiste réussie et un rendez-vous pris avec Yomito pour un apéro-coca-perrier (si si on y croit !) la surprise du jour est l’appel des Québécois punk-rock, en rdv avec un label près de chez moi. Je les rejoins donc pour dîner avant qu’ils ne prennent la route pour Strasbourg où ils joueront ce soir (les Vulgaires machins à 20h au Molodoï, si t’aime le punk-rock…) (oui je fais de la pub) (et alors ?) Un peu plus d’un an depuis New York et cette semaine passée avec eux ; un peu plus d’un an et c’est comme si nous nous étions vus la veille. J’aime beaucoup ce type d’imprévu.
13.04.2007
Le Gang des pianos à bretelles
En attendant de retrouver mes mots :
Elli Medeiros et Etienne Daho
Edit de 16h06 : viens d’inonder mon bureau en ouvrant une bouteille d’eau gazeuse qui m’a très légèrement explosé à la gueule ; et comme j’étais assise, la moitié s’est renversée sur ma jupe, me donnant l’air de m’être pissé dessus, c’est malin…
11.04.2007
Traces of Absence
Je me demande s’il est des gens qui ne te donne plus signe de vie dans l’espoir d’être oubliés, effacés de ta mémoire, égarés dans un coin. Tu as retourné plusieurs fois la question du pourquoi de la raison valable ou non du prétexte saisi de la fâcherie du malentendu de la contrariété de la déprime la vraie celle qui t’isole des autres puis de toi-même. Aucune raison satisfaisante en soi. Aucune raison plus valable qu’une autre. Aucune raison applicable à un cas bien particulier. Singulier. À la singularité d’un cas particulier. Alors l’idée me traverse l’esprit : peut-être est-il des gens qui caressent l’espoir que tu les oublies à force de ne pas te donner de nouvelles, de ne pas répondre à tes demandes, de disparaître de ton paysage quotidien voire épisodique. Rien. Plus rien. Plus de lien si ce n’est ce qui a existé auparavant. Rien plus rien que ta propre volonté de comprendre, piger le truc. Plus rien que ton propre désir de mots, de sens. Plus rien qu’une envie de les voir revenir activement dans ta vie dans tes pensées d’une autre façon que par le questionnement. Y revenir même sans répondre à l’éternel besoin viscéral de compréhension. Comprendre. Prendre. Le pire des maux peut-être ? Je ne sais pas. J’ai déjà perdu trop de temps à vouloir comprendre. Trop de temps passé sur le comment est-ce possible. D’ailleurs. Plus comment que pourquoi. Mais peut-être n’est-ce qu’une élégance de langage. Singularité. Encore. Alors peut-être est-il des gens qui ne te donne plus signe de vie et ne répondent pas aux tiens dans l’espoir caressé d’être oubliés. S’effacer de toutes relations. S’effacer de toute vie sociale. S’effacer de toute vie jusqu’à croire que la leur propre n’est que rêve ou cauchemar dont ils s’extirperont par la disparition, l’absence ?
Mais cela ne fonctionne pas. Cela ne marche pas. Tu sors du quotidien des pensées, peut-être. Tu sors du quotidien des pensées mais la mémoire te rappelle. Ce handicap qu’est la mémoire, parfois. Ce poison. Il suffit d’avoir été harcelé pour avoir pleinement conscience du truc. Tu voudrais oublier que tu ne peux pas. Tu voudrais être oublié que tu ne peux pas. Précisément parce que tu le veux, parce que tu y penses.
Mais tu ne peux pas retenir les gens dans ta propre vie, contre leur volonté ? Tu ne peux pas. Il suffit d’avoir été harcelé pour le savoir. Même si cela est un peu faux. Le harcèlement c’est justement le maintient du lien. À tout prix et contre une volonté singulière. L’autre.
L’absence dans le silence. Dans l’effacement. Intolérable en ce que tu laisse croire à l’autre une faute commise. Une faute première. Irrécupérable. Insurmontable. L’absence. Aux autres puis à soi. Tu laisse l’autre souffrir de cette absence, de ce manque, de ce silence, de cette absence de mots, de la présence de tes maux dans ce silence et cette absence. C’est insupportable. Je ne le supporte pas. Pour le supporter, il me faut fournir un effort : celui de ne pas y penser. Ne pas penser. Quand bien même c’est ce qui m’a toujours semblé le plus important. Quand bien même je pense qu’il s’agit de la seule liberté fondamentale. Quand bien même je pense que c’est ça le plus important, toujours : penser. Quand bien même d’autres voudraient te faire croire que c’est ça le plus important : panser.
11:10 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.04.2007
Los Lunes al sol
Une semaine toute seule dans la chambre des tortures – a priori personne pour m’emmerder – les journées sont longues… Du coup mes mots disparaissent.
Néanmoins j’ai passé un délicieux week-end pascal, merci (pour ceux qui se poseraient la question)
17:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




