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31.05.2007

Le Couteau dans la plaie

Comme chaque fois que ma confiance a été esquintée, il me faut gravir la pente à nouveau, entre Atlas et Pénélope, reprendre mon ouvrage, recommencer, depuis tout en bas quasiment. La méfiance reprend le dessus, ce Jiminy Criquet ultra protecteur ; je lutte pourtant. Cependant le terrain est glissant. Cependant je ne suis pas vraiment aidée. Cependant je pense à cette phrase, lue je ne sais où durant mes études : « il n’y a pas de sensation fausse »

Alors je m’efforce de penser à autre chose. La Sicilienne en France dans un mois et demi. Le dîner d’hier soir avec A. qui a tenté de se suicider il y a moins de deux mois, son chagrin, sa douleur, notre plaisir d’être ensemble, de nouveau, nos paroles échangées, la liberté de celles-ci, la rareté de cette liberté là, de parole. Alors je m’efforce de penser à autre chose, quand ce qu’il me faudrait faire c’est une pause, une pause dans la pensée, une pause dans l’acte de penser, une pause en forme de pansement.

Ce n’est pas facile.

Certains fantômes reviennent.

Qu’ils crèvent !

30.05.2007

Mujeres al borde de un ataque de nervios

Viens de passer ¾ d’heure au téléphone avec un charmant monsieur du service d’assistance informatique « expertise » du site des impôts ; auparavant j’ai passé une demi-heure, en deux fois, avec deux charmantes dames – dont une au fort accent lorrain – du même service d’assistance, version normale et non expert. Cela fait une bonne heure et quart, heureusement que je n’ai pas du tout envie de travailler aujourd’hui. Du tout du tout. Plein les tongs du merveilleux monde du travail en général et de la chambre des tortures en particulier, je rêve d’une longue période sans contraintes sans routine sans RER sans gueules de douze pieds de long sans tâches débiles sans normes et procédures à la con etc. etc. etc. 1h ¼ donc. Pour que dalle. Que dalle ! Vais devoir filer 20€ de plus au gouvernement du nauséabond nain de jardin hystérique. Et ça me fait mal au cul. Parfaitement : mal au cul, du genre la colonie d’hémorroïdes débarquant sans annonce mais en fanfare. Cela me donne envie d’écrire une lettre d’insultes. Je déplore presque n’avoir pas d’ennemi(s) (quoi qu’en cherchant bien…) (allez dénoncez-vous les haineux !)

29.05.2007

The Screaming Cocktail Hour

Les mises au point ne servent pas qu’à rendre les contours bien nets, ça recadre l’intérieur aussi, ce que tu veux ce que tu sens ce que tu aimerais. Cela reconnecte même (et maintenant Jackie Quartz sors de ma tête)

Fire me manque de plus en plus, 1 mois ½ sans le voir, encore plus de 15 jours à patienter, tous mes week-ends pris jusque juillet et l’arrivée de la Sicilienne from HongKong, je ne vois pas quand je pourrais m’échapper vers l’Alsace – et je le déplore j’ai très envie de manger du munster sur des patates en buvant un bon p’tit Gewürztraminer, entre autres…

Six ans déjà depuis ces premiers dix jours de grand n’importe quoi thématique découverte de Strasbourg by night arrosés de caïpiroshkas à gogo et de gueules de bois monumentales.

Le temps file et pourtant je rajeunis…

(quoi ?)

24.05.2007

Image, Flesh and Voice

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23.05.2007

Alegre ma non troppo

Il m’arrive de penser que mon entourage a bien saisi qui je suis voire comment je fonctionne. Je n’en fais pas un mystère. Et puis en fait je réalise, au détour de quelque événement, plus ou moins signifiant, qu’il n’en est rien, ou presque. Une mise au point semble s’imposer. Pas du genre « leçon ». Non. Plutôt du genre « j’ai pas des masses envie de me répéter encore et encore ».

Alors soyons clairs :

Je ne me prends pas pour le nombril du monde – loin de là – je ne prétends donc pas gouverner qui que ce soit, déterminer l’être d’un autre, désirer qu’il soit autre que ce qu’il est. Je me contente d’être qui je suis, ce n’est pas tous les jours facile, ce n’est pas de tout repos, c’est une tâche bien suffisante en elle-même. Je me contente d’assumer qui je suis et ce que je fais, je me contente de ne pas faire porter ça à d’autres. Je me contente de vouloir que l’autre soit ce qu’il est, honnêtement.

Je ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit – à moins bien entendu de m’avoir sévèrement cherchée puis trouvée auquel cas mieux vaut ne pas trop me faire frontalement chier. Je suis plutôt du genre qui prend soin, qui protège – prédestinée en cela par mon prénom. Certes je suis frontale, directe, parfois un peu dure, mais ni par malice ni par perversité. Et certainement pas pour tester ma capacité d’endurance au rapport de force car je sais : j’y suis bonne, très bonne, j’y suis forte, très forte, j’y suis surentraînée, douée, audacieuse, et je gagne, dans 90 % des cas je gagne. L’intérêt d’autrui n’est donc pas de me faire entrer dans ce genre de « partie ».

Je ne réclame ni n’exige une fidélité de corps. Personne ne m’appartient. Je ne suis pas de la race des esclavagistes, cachés ou assumés, l’indépendance de corps et d’esprit m’importe trop. Je ne peux exiger de personne ce que je ne donnerais jamais.

En revanche, je réclame et exige le respect le plus total en cas « d’incartade » : je ne veux rien savoir, rien entendre, rien sentir : ni mots, ni silences coupables, ni mine désolée, ni confession à fort pouvoir vomitif. Je ne veux rien porter à la place de l’autre, ni sa culpabilité, ni son agressivité, ni les raisons de ses actes.

Je réclame et exige : assume ce que tu es, assume ce que tu fais.

Je refuse de porter la merde de qui que ce soit. Je refuse que de vieux comptes soient réglés à travers moi. Je refuse qu’on se trompe de sujet / d’objet à mes dépends. Je refuse d’être, de nouveau, une infirmière. Je refuse de prendre en compte la sensibilité de l’autre quand celui-ci ne tient pas compte de la mienne, une seule seconde. Je refuse de faire le jeu de la facilité. Je refuse de taire la colère qui est la mienne parce qu’elle peut indisposer l’autre. Je refuse d’être moins forte que ce que je suis. Je refuse d’être moins fragile que ce que je suis. Je refuse d’être quelqu’un d’autre que ce que je suis. Je refuse de jouer un rôle qui n’est pas le mien. Je refuse d’être mise devant le fait accompli et de sourire comme si tout cela était tout à fait normal, comme si je n’étais que douceur et compréhension. Je refuse l’hypocrisie et les faux-semblants. Je refuse la médiocrité et la vulgarité. Je refuse d’être ce que je ne suis pas. Je refuse d’accepter ce qui est inacceptable. Je refuse la trahison accueillie avec le sourire. Je refuse le pardon sans véritable acte de pénitence. Je refuse que l’on mette en question mon intégrité. Je refuse qu’on me fasse passer pour la méchante. Je refuse le statut de victime. Je refuse d’être ce que je ne suis pas. Je refuse de jouer un rôle qui n’est pas le mien. Je refuse de jouer au plus malin. Je refuse que l’on me manque de respect. Je refuse de devoir prendre position à la place de l’autre. Je refuse d’être ce que je ne suis pas. Je refuse les fausses promesses. Je refuse d’attendre ce qui ne viendra peut-être jamais. Je refuse le renoncement, je paie déjà ma part à cette organisation sociétale que je vomis. Je refuse l’abdication, plutôt crever comme une chienne. Je refuse d’être ce que je ne suis pas.

Je refuse 



21.05.2007

Welcome to Hard Times

 

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Suis rentrée

Pff

Envie de rien

Si ce n’est repartir au plus vite…

 

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04.05.2007

Liberté, Egalité, Couscous

Le moral balance d’un extrême à l’autre ces jours-ci. Ma discussion d’hier soir avec Dc No m’a fait le plus grand bien. Ecrire ici est toujours une catharsis, peu importe ce que le lecteur comprend, cela n’a jamais été le but de la manœuvre – la compréhension d’autrui, non, la mienne, si. Le moral balance et me mène aujourd’hui au bord de l’hystérie. La faute à mon départ en vacances ce soir. 12 jours loin de la chambre des tortures. 12 jours loin de leurs manigances à deux balles cinquante. 12 jours loin de leurs tronches sinistres. 12 jours loin de toutes ces tâches débiles qui m’incombent. Gueule de bois électorale ou fête de la rouste du siècle, quelle que soit l’issue cela sera sous le soleil marocain en ce qui me concerne.

Quelle que soit l’issue : continuons à penser. Affirmons notre pensée et la singularité de celle-ci. Pensons libres.

03.05.2007

Don't Cry, It's Only Thunder

Le silence m’environne m’enveloppe me contamine me mine me turlupine me surestime. Le silence m’exclue. Le silence me dématérialise me paralyse me vide me démotive. Le silence m’emprisonne. Le silence me déconnecte me désinvestie me désintègre. Le silence m’observe. Il ne voit rien. Le silence m’observe. Il ne voit rien. Le silence m’observe. Je n’y suis plus. Le silence m’observe. Il ne me voit pas.

 

Alors

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Je n’y suis plus. Je me recroqueville à l’intérieur de mon crâne douloureux. Je vois trop je ne veux plus voir. Je sens trop je ne veux plus sentir. Je pense trop je veux continuer à penser à trancher à penser à réaliser à penser à affirmer à penser à penser à penser.

Je veux continuer. Ou alors rien.


podcast
 

Mais vite 


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