29.06.2007

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je file
vers l'aéroport
Barcelone
le soleil m'attend 

28.06.2007

Les Héros sont fatigués

Putain avec tout ça j’ai même pas eu le temps de mettre l’ombre d’un orteil dans un magasin pour les soldes ! Ni même d’aller à la pharmacie pour remporter la lutte contre mon utérus qui m’attaque de l’intérieur. C’est dire si c’est n’importe quoi cette semaine…

Barcelone pour trois jours ce week-end, au menu : shopping et surtout une énorme sieste sur la plage. Je commande donc du soleil et que ça saute !

 


27.06.2007

I Tre volti della paura

C’est fou comme lorsque tu sais rester calme outside, que tu es capable de la plus grande distance et adepte de l’ironie élaborée voire du sarcasme raffiné, tes coups de flips ou de blues ne sont que rarement pris au sérieux. Tu es forte. Tu sais faire front. Il y a toujours plus mal et plus urgent que toi. Alors démerde-toi. J’exagère peut-être un brin. Mais un brin seulement.

Si par malheur tu es réellement en danger, santé profession famille (rayer les mentions inutiles) c’est dingue à quel point tu remarque autour de toi l’oubli de la simple question « comment vas-tu ? ». Tu penses bien, à force « on » sait qui tu es et « on » ne prend pas le risque de la réponse franche.

L’honnêteté se perd. Tu es frontale ? Tu es taxée d’agressivité. Tu as des couilles ? Tu es taxée de « castratrice »

Je généralise j’exagère et alors ?

Depuis quelques jours, mon confortable fauteuil dans la chambre des tortures se transforme en siège éjectable. Confirmation ce jour sous forme d’une nouvelle peu réjouissante. Alors, je regarde la réalité en face : mon changement de statut ? Comme dirait l’autre : dans le cul la balayette !

25.06.2007

« Moi, je ne suis pas Madame Compliments, je suis Madame Spontanéité ! »

C’est un peu la phrase du week-end bruxellois, manque le ton un brin vulgaire de la jeune dame qui lançait cela à l’adresse d’une autre, dans les chiottes d’un bar éphémère fort chic au sommet d’un immeuble bruxellois. Belle terrasse, superbe situation, belle déco, mais population un brin bobo flamande sortant pour être vue et non pour faire la fête. Ambiance superficielle et peu fêtarde. Du coup nous partons à la découverte d’un autre bar, le Dalis, près la Grand Place, déco sympa, très bonne musique, quasi-désert, étrange et sympathique. Nous terminerons la nuit à l’Archiduc, enfin une très chouette ambiance bien que la musique ne soit pas à la hauteur. Des litres d’alcool dans le sang, nous sortons au petit jour, la pititenabeille assoupie dans un fauteuil se réveille avec un citron vert dans la main, M. embarque sa coupe de champagne, démarche chaloupée jusque chez elle, une p’tite session jardinage en route, des souvenirs manquant à l’appel du réveil, une gueule de bois carabinée pour la route, un dimanche à la ramasse, une promenade sous la fine pluie, traverser Bruxelles, ah ! l’alibi de la culture pour pardonner nos faiblesses alcoolisées…

La dernière expo présentée par la Tortue est vraiment très bien, si vous passez par Bruxelles, faites un tour dans sa galerie, Good Friday en lien à droite, là. La Tortue en forme, belle et pimpante, cela fait plaisir à voir.

A chaque séjour j’aime un peu plus Bruxelles, ses immeubles, les couleurs, les perspectives, l’espace… Il ne me déplairait pas y passer quelque temps.


22.06.2007

A Little Summermusik

Comme d’habitude je n’ai rien fait pour la fête de la musique (je n’aime pas que l’on me dise quand je dois faire la fête)(j’ai bien le droit d’avoir un côté chieuse)(parce que sinon je suis parfaite)(quoi ?)(ce n’est pas moi qui le dit, c’est la pititenabeille), rien donc si ce n’est traverser la rue et passer deux heures en compagnie de George Clooney. Le dernier Soderbergh n’est pas un grand film mais ça reste très agréable, et la musique est superbe.

Ensuite je me suis cassé la tête sur la préparation de ma valise pour mon week-end à Bruxelles avec la pititenabeille… temps de merde prévu, pas d’inspiration, mon armoire me déprime ces temps-ci, comme à chaque fois que mon ventre enfle quelque peu… Evidemment c’est pas en continuant à picoler du vin quasi tous les soirs que je vais dégonfler, je suis lucide faut pas croire, mais ce n’est pas pour autant que je le supporte, ce ventre à la limite de l’excroissance.

Ensuite j’ai battu mon propre record mots-fléchés, puis ça m’a rapidement saoulé. Dormir n’était pas une mauvaise idée, même si le groupe infâme qui jouait trop fort et avec trop de basses au coin de la rue en avait décidé autrement. Je ne supporte pas de mettre quoi que ce soit dans mes oreilles, alors bruit + absence de phytothérapie c’était pas gagné !

 

C’est fou comme je n’ai rien à dire ; je travaille trop, un rythme trop speed, je suis nerveuse, trop, les joints ne me calment presque plus et l’alcool exacerbe un peu plus ma nervosité. La Sicilienne et l’Argentine me manquent. Cela ne passe pas. Cela ne passera jamais.

19.06.2007

The Red Road to Sobriety

Samedi soir, nous rendant à une crémaillère barbecue au fin fond de la banlieue un rien campagnarde, nous étions envahis, la pititenabeille, mes amis qui possédaient le pouvoir – c’est-à-dire la bagnole – et moi, par moult questions à haute teneur philosophique, du genre « Albator était-il une tarlouze qui se touche ? », avec des réponses tout aussi intelligentes : « Non, il faisait du sexe mais que dans sa tête ». C’est dire le niveau alors que nous n’avions même pas encore pris l’apéro ni rien fumé d’illicite…

Samedi soir, à cette crémaillère barbecue, la pititenabeille et moi étions les seuls présents à ne s’être pas encore reproduit, ni même essayés à…

Dimanche, contre toute attente et après avoir lutté contre une flemme phénoménale je suis allée voter pour le second tour. Grand bien m’en a pris surtout à l’annonce des résultats le lendemain lorsque j’ai su que l’éthicoboboàdeuxballescinquante j’ai nommé Arno K. s’était pris une rouste dans ma circonscription, héhé bien fait pour sa jolie p’tite gueule que je n’aime pas. Je n’aime pas les démago toujours du « bon côté » du pouvoir, ça me donne envie de coller des baffes, plein.

Lundi je me suis aperçue que la RATP, pour lutter contre l’engorgement du RER A, a eu la bonne idée de pousser les gens à s’entretuer. Semaine test. Méthode radicale. Quelle autre explication pour la suppression de nombreux trains aux heures de pointe ? Bien que cela me démange en ce qui concerne certains de mes contemporains, je ne rentre pas dans le jeu et décide de prendre le métro. Mes trajets durent plus longtemps mais je m’en fous j’ai un bouquin plutôt pas mal. Puis je suis en grande période mots fléchés. Me suis « chronométrée » hier, juste pour voir : 2 min 50 pour une grille de niveau 2-3. Faut j’arrête ça va me rendre plus folle encore.

15.06.2007

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette

Voilà, la chance légendaire de Lelapin a encore frappé : mon père s’achète un disque par an et encore… et il fallait que cette année il s’achète le dernier album d’Amy Winehouse quand je viens de le lui acheter pour la fête des pères. Fait chier bordel !

C’est pas comme si c’était pas compliqué de lui faire un cadeau en plus…
 
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(reryrery.hautetfort.com) 
 

13.06.2007

Turn Back the Clock

Lorsque j’ai emménagé dans mon immeuble, voilà bientôt 8 ans, il y avait majoritairement des personnes âgées, des couples – avec ou sans enfants, des célibataires endurcis, des anti-fêtards etc. La moyenne d’âge se situait entre 40 et 50 ans. Evidemment lorsque ma coloc’ de l’époque et moi sommes venues y habiter, nous étions étiquetées les « deux lesbiennes de l’immeuble », ben ouais quoi : deux filles qui habitent ensemble, faut bien que ça se tripote un peu pour faire fantasmer le voisinage.

Bien entendu lorsque mon ex taré est venu tagger une bite gigantesque sur ma porte, notre « statut » en a quelque peu été modifié…

Depuis quelques années, au gré des déménagements, la population de l’immeuble rajeunit et se diversifie : plus de jeunes, plus de gays, plus de vie, plus de sourires, plus de décontraction.

Depuis quelques jours j’ai de nouveaux voisins au-dessus de ma tête. De nouveau l’Afrique dans l’immeuble, enfin. Au rythme africain, debout jusque pas d’heure, du mouvement, des discussions enflammées, des éclats de rire, la môme qui court dans tout l’appart. La vie. Le rythme cool. Sauf que moi j’ai pas du tout du tout le même. Sauf que dans cet immeuble le parquet vieux comme Mathusalem craque grince et amplifie le moindre frottement. Sauf que déplacer leurs meubles à 1h du mat ou plus juste au-dessus de ma tête c’est moyen pour lutter contre mon penchant naturel vers l’insomnie.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, pour ma fameuse et pseudo importante réunion de 10h, j’ai la tête dans le cul, bien bien au fond…

(élégance et distinction au rendez-vous du café du matin)

(en intraveineuse le café siouplaît)

12.06.2007

It Don't Cost Nothin' to Say Good Morning

Cette semaine, dans la chambre des tortures, ils m’ont collé deux réunions à 10h du matin ! Je leur ai fait savoir que j’étais pas des masses efficace le matin « tôt », du coup ils ont eu la gentillesse de décaler d’une demi-heure (10h c’est après décalage) Sans doute pensent-ils que je risque d’être moins vigilante et donc plus malléable à cette heure-ci. C’est là qu’ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’à la clavicule : c’est tout le contraire. Suis beaucoup plus pointilleuse sur le « faut pas m’faire chier » le matin. Et encore : heureusement pour eux ça fera environ 3h que je me serais extirpée du lit en insultant mon réveil…

Surtout, ce qui me ravit, c’est l’inutilité totale d’une de ses réunions, du genre : bla bla bla procédures bla bla bla normes bla bla procédures normes bla bla bla bla bla (se décline à l’infini) Ensuite ils essaient de nous faire gober que ce que nous faisons « a une grande importance » ah ah ah ah ah

Le merveilleux monde du travail : une vaste pignolade ! Je me demande bien quand cette mascarade planétaire cessera ?

 

11.06.2007

Más allá de la muerte

Elle est la mère de deux de mes amis. Elle est aussi une sorte de mère de substitution ou mère idéale et fantasmatique pour moi. C’est elle qui a fait que je suis devenue une bête au scrabble. C’est elle qui m’a consolée lorsque nous avions rompu, son fils et moi, lorsque ma propre mère n’était que dureté et incompréhension. C’est elle qui, toujours, m’a ouvert sa porte et offert son sourire, elle qui était là pour moi, pour me prendre dans ses bras, pour m’écouter, pour réfléchir, lorsque je vivais cette relation aliénante avec Mister Asshole – le connard qui m’a ensuite harcelée pendant des plombes. C’est elle qui m’a évité de devenir folle au plus fort de ma souffrance. C’est elle qui a cru en moi et m’a donné l’énergie pour continuer à penser. Un modèle.

J’ai appris hier soir qu’elle était malade. Leucémie aiguë.

Je pense à ses enfants. Je pense à elle surtout. Je pense à elle surtout.

Pleurs et rage m’étouffent, rien ne sort.

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  Strip Squad - down and out and away

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