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31.08.2007

Noir comme le souvenir

Aujourd’hui la pititenabeille est reparti pour le sud, pour une semaine. Cela fait 4 mois que nous n’avons pas été séparés toute une semaine – après n’avoir fait que ça pendant plus d’un an. Une semaine et toutes les nuits d’une semaine que je vais mettre à profit pour m’étaler en long en large et en travers dans mon lit. Sans risquer le moindre coup de coude perdu. Car oui : sous ses dehors respectables de jeune homme adorable, la pititenabeille me frappe la nuit depuis quelques semaines. A base de coups de coude dans la gueule. Inutile de préciser que mon sommeil y a gagné en qualité…

A peine cinq jours de reprise de boulot et déjà c’est le grand retour des popoches sous les yeux et du teint un brin verdâtre. Pour fêter ça, à midi j’ai acheté un rideau. Noir. Et des sous-vêtements. Noirs. C’est dire si mon humeur est rock’n roll ces temps-ci…

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29.08.2007

Hanochi

Ah tiens !

Je t’ai pas dit : cet été, en vacances, j’ai envoyé un peu moins de cartes postales que d’habitude

Une quinzaine

Cet été, de retour de vacances, j’ai reçu un peu moins de cartes postales que d’habitude

Aucune en fait
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28.08.2007

The Other Side of Heaven

Tu me crois si je te dis que je n’ai aucune mais alors AUCUNE envie de me mettre au boulot ?

Du coup je mets à jour certains trucs perso

Je pense à mon récit des deux semaines à Budapest

Mais j’arrive pas trop à m’y mettre, l’ambiance *morosité boostée au sarcasme* de reprise de boulot ne m’y aide pas beaucoup faut dire

Ça ricane et ironise à tout va dans la chambre des tortures

Mais ça ne va pas durer

Tout le monde le sait

On en profite

Mais ça ne va pas durer

En attendant on ricane bien

Et la motivation – si peu qu’elle puisse exister – s’évapore à chaque rire expiré

J’ai rarement vu un tel concentré de bêtise crasse dans les décisions prises – je veux dire au même endroit au même moment par les mêmes baltringues

C’est grandiose

Cela vaut limite le feu d’artifices de 20 mn sur le Danube vu depuis notre balcon dans les hauteurs de Buda un verre de vin à la main, je trépignais comme une gamine devant une barbe à papa, j’aime ça les feux d’artifices surtout quand ça pète bien que ça fait un bruit de tonnerre – ça tombait bien le feu d’artifices au-dessus du Danube s’intercalait entre deux gros orages. Quand ça pète ça fait pas semblant là-bas, c’est comme si plein de géants te balançaient de gros seaux d’eau sur la tronche, t’es trempé en 3 secondes 30 centièmes, Dieu te pisse sur la gueule et te le fait savoir bruyamment. C’est beau j’aime bien. Je préfère que Dieu me pisse sur la gueule plutôt qu’un nauséabond nain de jardin hystérique pisse sur la liberté.

C’est beau Budapest partout y’a à voir et à regarder et à se prélasser dans les bains thermaux et à se trouver super belle au milieu de tous ces vieux qui trempent et qui n’ont pas honte de leur corps et partout y’a à voir à flâner à écouter cette langue étrange dont j’ai aimé les sonorités j’ai retenu plein de mots d’ailleurs j’épate mon entourage pourtant je ne suis pas capable de faire une phrase entière y’a pas de quoi être épaté.
 

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27.08.2007

Les durs à cuire ou Comment supprimer son prochain sans perdre l'appétit

« S’ils pensent que j’ai mauvais caractère ils n’ont rien vu »

C’est à peu de mots près, la phrase de fin de discussion avec mon boss aujourd’hui, une manière de le prévenir de ce qui l’attend aussi pour cette rentrée et l’année qui suivra, *ils* étant mes collègues qui n’en rament pas une ou presque et se reposent sur moi, too much à mon goût, et cette année je devrais « gérer » 25 personnes, autant d’ego, cela tourne limite au sacerdoce dans la chambre des tortures. Lelapin en pleine forme pour cette rentrée, bien décidée à ne pas me laisser bouffer le crâne ; j’ai décidé aussi de cesser d’être sympathique et bien élevée envers ceux qui ne le sont pas ; après tout : quitte à passer la majeure partie de mon temps dans la chambre des tortures, autant que cela soit quelque peu défoulant et si je pouvais me faire un ou deux cons au passage cela sera pour mon plus grand plaisir.

En forme je vous dis.

Ce matin je lis que la garde des Sceaux – que j’appellerai Machine par soucis de clarté et concordance thématique – confirme, je cite : le lancement d’une réflexion sur les moyens de faire comparaître des criminels bien qu’ils soient déclarés pénalement irresponsables pour des raisons psychiatriques (je la trouve compliquée cette phrase non ? quand ils veulent dirent : comment faire condamner des fous ?). Bon. Je ne commente pas ça m’énerve trop.

Ce matin je lis que la cote de popularité du nauséabond nain de jardin hystérique qui nous sert de Président est en hausse permanente. Je ne commente pas je risquerais de vomir du sang. Et pour rien au monde je ne voudrais tâcher la moquette de la chambre des tortures !

Ce matin en traversant le merveilleux quartier des affaires, je constate que durant l’été ont été installées des petites barres métalliques sur les larges rampes d’une série d’escaliers, rampes dont se servaient des gars plus ou moins petits pour faire du skate. Ne gênant personne, paske c’est grand quand même le parvis de ce putain de quartier des affaires. Ben non. Z’ont plus le droit. Ils ne devaient pas des masses l’avoir mais maintenant ils se le voient signifier bien clairement.

C’est moche. Doublement moche paske ces mini barres sont esthétiquement criminelles. Encore un peu de liberté en moins. Le risque d’accident tout ça. Bla bla bla. Moins de liberté je te dis.

Depuis quand ne peut-on plus disposer de son corps librement ? Depuis quand ne peut-on plus prendre le risque de se péter la gueule si on en a envie (bordel !) ? Encore un peu de liberté en moins.

Continuons sur cette voie, c’est une bien belle, très très belle société à l’horizon. Putain j’ai hâte ! Vivement dans 10 ou 20 ans tiens !


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(en forme je te dis)

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