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24.10.2007

L'Escalier sans fin

Il est des jours, plus que d’autres, où tu as une conscience accrue du fourrage à sec, en règles mais bien bien à sec. Il est des jours où tout t’exaspère. Il est des jours où tu laisse encore moins passer l’infime détail – de celui qui te pourrit ta journée – de celui qui te signifie à quel point ton travail n’est pas respecté.

Il est des jours où tu te maudis de travailler bien – lire « trop bien » - et trop. Il est des jours où ta capacité de travail joue contre toi. Tu ne fais pas d’heures sup’ alors forcément tu ne donnes pas l’impression de travailler « beaucoup ». Tu ne parviens toujours pas à apprendre des brasseurs d’air professionnels. Tu n’aime pas tellement les exemples à suivre. Tu n’aime pas tellement suivre d’ailleurs.

Il est des jours où tu as juste envie de disparaître sous la moquette et laisser ta vie à d’autres, à une autre, à un double un peu plus con un peu plus naïf un peu plus déconnecté de la réalité. Il est des jours où tu aimerais que d’autres vivent ta vie à ta place et revenir dans quelques années ou pas.

Il est des jours où, autour de toi, on confond aisément rage et déprime, révolte fondamentale contre ce mode d’organisation et mélancolie inhérente à ce que tu es.

Il est des jours où tu aimerais tel Hiro arrêter le temps et te promener au milieu de l’immobile et du silence.

Il est des jours où tu ne supporte plus toutes ces conneries autour de toi, faites dites en préparation.

Non ?

Ah bon ?

Y’a que moi alors ?

podcast
 

17.10.2007

The Plan Is Divine, the Gifts Are Awesome

Demain c’est la « fête de l’entreprise » sur le thème « j’aime ma boîte »
Mouahahahahaha
Parfois on croit rêver et en fait non (les vrais tarés ne sont pas où on le pense) (y’a qu’à regarder l’Elysée)
Du coup, pour fêter cet événement comme il se doit, je vais tâcher de faire une très longue et très bonne et très longue grasse mâtinée, et certainement pas sur la moquette de mon bureau mais bien au fond de mon lit, sous ma couette, et ça va être super génial méga top ! (tu la sens l’influence 80’s là ?)
Et dans la chambre des tortures la fête de l’entreprise sur le thème « j’aime ma boîte » ils peuvent se la carrer bien bien au fond de leurs culs déjà serrés sur moult balais et faire l’avion avec en pivotant, ça les changera – ce qui en soit est déjà un peu une fête…
 

podcast
 

16.10.2007

The Quiet Room

Ma structure de personnalité à orientation obsessionnelle (c’est joliment dit non ?) s’exprime pleinement voire s’épanouie dans la chambre des tortures. Ma capacité de travail ? C’est dans la gueule qu’ils se la prennent. Ma méticulosité ? Je suis sur tous les fronts (rien de nouveau tu me diras) je ne laisse rien passer. Rien. Le moindre détail déconnant est repéré et signifié. Il n’était pas dans mes habitudes de tout noter. Cela le devient. J’écris je notifie j’argumente j’illustre je détaille je fais trace. Et je parle je dénonce haut et fort les travers les privilèges les passe-droits les inégalités les décisions scandaleuses. Je fais chier le monde des manipulateurs et magouilleurs de l’ombre qui tentent toujours de t’enculer à sec dans le plus grand silence. Ce coup-ci ils repasseront pour le silence et l’ombre. Je leur offre la mise en lumière.

J’aime beaucoup ça. Je ne suis jamais plus en forme que dans l’action. Je n’ai jamais autant d’énergie que dans le combat.

Depuis je ne rêve plus de la chambre des tortures.

Depuis cela me bouffe beaucoup moins le crâne.

Depuis je remporte des victoires – toutes relatives, hein ! suis lucide ce n’est que le merveilleux monde nauséabond du travail.

Depuis j’ai pris rendez-vous avec *big boss* pour lui parler de certaines décisions qui me restent en travers de la gorge quand ça fait deux ans qu’ils rechignent à me payer décemment.

Depuis d’autres décisions, dans la vraie vie, ont été prises qui m’emplissent de joie et me donnent encore plus d’énergie.

Depuis je n’attends plus j’agis et ça me change la vie !

11.10.2007

The Eye of the Tiger

Il y a deux heures j’ai reçu une note interne de la direction générale de la chambre des tortures nous stipulant clairement ma victoire dans le bras de fer contre la connasse.

De quoi me redonner quelque peu le sourire

Et surtout jouir de cet état de fait : il est utile voire nécessaire de s’opposer à la bêtise crasse, il est utile voire nécessaire de résister, il est utile voire nécessaire de poser un « non » retentissant. Et en bonus : elle l’a grave dans le cul la balayette la connasse !

Round 1 : Lelapin victorieuse !

Gniark Gniark Gniark

Ce n’est que le début…

08.10.2007

Les Mauvais coups*

Aujourd’hui j’ai appris une chose de la plus grande importance :

Il ne faut pas répondre au téléphone trop vite tout en faisant autre chose, sous peine de se mettre un grand coup de combiné dans la pommette

Et la vache !

Ça fait mal
 
 
 
*ah ah tu croyais sans doute que ce serait une note à caractère sexuel hein ! 

03.10.2007

Tempo di viaggio

Quand y’en a marre je n’achète pas de malabars j’achète des billets d’avion. Parfaitement. Suis comme ça. Du genre à pas trop trop me péter la chatounette quand j’en ai les moyens. Pour l’heure j’en ai les moyens. Du genre à vouloir me recoller un sourire sur la face quand tous dans la chambre des tortures de l’enfer ne font rien qu’à me la péter, justement, la chatounette. Pour l’heure je les emmerde, tous ces baltringues Et cela fonctionne plutôt pas mal, l’achat de billet faiseur de sourire.
Fin décembre : en route pour écouter le rire de ma Sicilienne from Hong Kong et son mini elle ! 15 jours au bord de la mer de Chine. 15 jours face au Pacifique. 15 jours à déambuler dans cette ville merveilleuse dont l’énergie m’électrise. Des fêtes de fin d’année comme je les aime : à des milliers de kilomètres de toute tradition judéo-chrétienne familiale pompeuse d’air.
Fin novembre : en route pour flâner et déraper sur les pavés de Lisboa avec la pititenabeille. 9 jours au bord du Tage. 9 jours face à l’Atlantique. 9 jours pour me reposer, déconnecter et profiter de la douceur de cette belle ville dont l’ambiance m’apaise. Des vacances comme je les aime : des balades avec mon amoureux à des milliers de kilomètres de la chambre des tortures pompeuse d’air.
 
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*Je crâne je crâne mais j’en chie par ailleurs*
 
 

01.10.2007

The Filth and the Fury

Je pense avoir atteint le point de saturation extrême, quand la chambre des tortures devient la bouche des enfers. Appelez-moi Cerbère. « Je pense » est une douce précaution langagière. C’est avéré. Et plus que cela même. Sur le trajet qui me mène à la bouche des enfers, je sors du RER, pose un pied sur le quai et sens la colère monter. Elle monte un peu plus à chacun de mes pas. Elle gronde un peu plus à chaque mètre supplémentaire. Elle m’étouffe me subjugue m’envahie me donne des envies de pellicide (© POC) me fait monter les larmes aux yeux. La rage à l’état pur. J’ai atteint le point limite. Contrairement à ce que pourrait laisser penser mon *fort caractère* je suis d’une grande patience, je suis d’une grande endurance. Jusqu’au moment où… pas de retour possible. La rage m’inonde et ne demande qu’à déborder. Je ne rêve que de lui coller mon poing en travers de la gueule à cette connasse qui manigance et fout en l’air mon boulot juste dans le but d’acquérir un peu plus de pouvoir, d’illusion de pouvoir pour être plus exacte.


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