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16.11.2007

A Canção de Lisboa

Avec la chance que j’ai, fallait que le calvaire des transports en commun pendant les grèves tombe en plein *SPM* histoire de me faire naviguer entre lassitude extrême et envie de mordre tout ce qui bouge, navigation du genre mouvement perpétuel. Lelapin debout à 6h30 du mat’ depuis trois jours, éviter le gros des voyageurs, c’était déjà blindé à 7h30 je te laisse imaginer un peu plus tard, si seulement comme dans les cartoons, être serrée comme une sardine dans sa petite conserve pouvait m’aplatir quelque peu et me donner une taille de guêpe histoire de pouvoir rivaliser un brin avec la pititenabeille the new chouchou de ces dames – te raconterai plus tard à quel point ma concierge l’adore (« et le monsieur ? comment il va le monsieur ? et sa dent ça va ? ah le pauvre il doit souffrir »… questions récurrentes durant 15 jours, chaque fois que je la croisais) à quel point ma mère l’adore (« oh pititenabeille a du courage avec Lelapin et son caractère, ça doit pas être facile tous les jours »… ma propre mère !!) à quel point sa mère l’adore (elle voulait m’offrir « comprendre son homme » pour mon anniv’… bon… ahem…) à quel point son ex ses patronnes de stage ses copines les caissières les mouettes… the new chouchou de ces dames je te dis !

Bref

Demain cassos à Lisboa et plus rien à foutre de toutes ces conneries les transports le travail mes collègues mes patrons la politique française le nauséabond nain de jardin hystérique l’ex first lady et sa soit disant beauté (cachée ?) toutes ces conneries le travail le trou de la Sécu la chambre des tortures les retraites qu’on n’aura jamais – je parle pour ma génération hein – j’emmerde l’universalisme –la chambre des tortures les trous du cul du métro les connards en compét’ constante de testostérone les cinglés de l’occupation d’espace les connards qui profitent des grèves pour se frotter contre toi plus rien à foutre du réveil du respect des horaires des délais juste ne pas rater l’avion fermer les yeux et hop Lisboa le fleuve la mer la ville les pavés l’odeur la douceur de l’air marcher ne rien faire ne pas penser ne pas trop marcher et respirer

Respirer

Dans une heure : libération !


podcast
vale poher - tilt

Commentaires

ben ça va te faire du bien!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : series | 17.11.2007

Et il prend son nouveau statut comment, le new chouchou ?

Ecrit par : L'Archiviste | 23.11.2007

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