10.12.2007
Whisper in My Ear
La tentative ear plugs a été un échec total : je ne supporte pas d’avoir quoi que ce soit dans l’oreille, je ne supporte pas d’être ainsi isolée du monde, ne plus avoir aucune prise sur ce qui m’entoure, entendre aussi fort à l’intérieur de ma tête les pulsations de mon cœur, de ma circulation sanguine, c’est insupportable… Du coup je dors mal, me réveille plusieurs fois, pressée d’être au matin et de pouvoir ôter ces petites mousses infernales.
Résultat : hello little popoches sous / dessus / autour des yeux au réveil !
Le lendemain je ne renouvèle pas l’expérience, je prends le risque du « sans ». Mes voisins ont dû entendre mes prières muettes puisqu’ils ont changé de chambre le brailleur qui pour fêter ça braille beaucoup moins dis-donc. Tout le monde dort mieux. Youpi.
Néanmoins la fatigue m’envahie et me rend limite apathique. Faut dire pour remplacer le brailleur j’ai la pititenabeille depuis samedi, qui prend mon matelas pour un trampoline, qui marmonne des monologues nocturnes de lui seul intelligibles, qui se bat avec la couette, qui recommence à me foutre des coups de coude, qui décide qu’il fait trop chaud *pour tout le monde* bref : qui me fait vivre l’enfer in bed (je devrais sans doute ne plus jamais jamais jamais l’inviter à voir un spectacle d’acrobatie, ça m’a l’air de l’agiter quelque peu…)
La lassitude m’envahie, je ne veux plus venir travailler (déjà que…), je ne supporte plus d’être là, je n’ai envie de rien foutre d’ailleurs j’en rame pas vraiment une, minimum syndical et encore, sans doute l’illusion seule du minimum syndical, pas envie de m’y mettre, pas envie d’être là, envie de feu de cheminée, de lecture sous couette, de bikini sur une plage des caraïbes, de glande totale, envie de Hong Kong là maintenant de suite, pas envie de la défense, pas envie de la fourmilière de costards cravates, pas envie de travailler, envie de vacances, envie de repos, envie de ne m’occuper que de moi, juste l’impatience au corps, vite vite vite c’est quand que ça arrive ?
En attendant, si tu savais ce que je m’emmerde dans la chambre des tortures… le temps semble être étiré par quelques êtres maléfiques voués à te pourrir la vie en faisant ressembler tes heures à des mois, j’ai l’impression de me momifier sur ma chaise, pour te dire à quel point je m’emmerde, à quel point j’ai envie d’être ailleurs, partout ailleurs mais là : non.
16:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
allez la belle plus que 2 ch'tites semaines à peine, p'têt même qu'une.... moi aussi j'ai hâte des vacances, je reste là où je suis... mais ça sera bien quand même, je me suis fait démasquée hier, ma collègue m'a dit que j'étais border line, qu'elle n'arrivait pas à savoir si j'allais pleurer ou crier.... du coup tu sais ce que c'est on pointe du doigt sur ton bobo qui fait mal et t'as la machine lacrymale qui se met en marche. ARGH, arrêter de lire en moi c'est dégueulasse !!!!
Bon allez, tu nous enverra comme une James Bond Girl, des bons baisers de Hong Kong, avec des jambes fines et prêtes à arpenter la ville. Bisous à la famille de magiciens
Ecrit par : Daf | 11.12.2007
ouais des jambes fines ! c'est tout moi ça !!
des bises ma belle et à très vite
Ecrit par : lelapin | 11.12.2007
bon je me répète mais....TU PARS A HONG KONG !!!!
Ecrit par : mrsclooney | 14.12.2007
yeah !
Ecrit par : lelapin | 17.12.2007
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