08.01.2008
2008 je te la souhaite bien bonne
C’est une période sensée être vouée au calme et à la sérénité, voire à la plénitude. Et pourtant si tu savais comme je suis en colère comme la rage gronde là pas loin juste sous la surface. Qu’est-ce qui faut faire bordel à la fin ? Je dors peu me lève aux aurores à des heures dont j’ignorais quasiment l’existence jusqu’il n’y a pas longtemps, enfin dans ce sens là, des heures auxquelles je me couchais pas des heures pour avoir les yeux grands ouverts au plafond cogiter entendre les pleurs du mioche du dessus décider de me lever prendre ma douche regarder mes cernes dans la glace regarder ma peau dégueulasse me demander ce que je vais faire pour atténuer tout cela ce que je vais porter j’ai plus rien à me mettre ce que je peux faire pour cesser de penser, trop.
Si tu savais comme je suis en colère. Juste en dessous. Là. Rage sous cutanée. Et pourtant je continue à lire la presse et la nausée monte doucement me prend à la gorge intensifie la rage. Je lis un article sur les projets du ministère de la Justice sur la déclaration d’irresponsabilité pénale et sur la rétention de sûreté. J’ai la nausée. Je lis comment la presse lie les vœux du président qu’on m’inflige pour des années encore et son peut-être futur mariage people. J’ai la nausée. Je vois une photo des fumoirs qui apparaissent dans les casinos, une cage ronde et transparente, qu’on puisse voir le vice en action que tous puissent admirer et juger tranquillement c’est mal tu ruines ta santé c’est ton corps mais tu n’as pas le droit d’en disposer comme bon te semble ce droit t’es peu à peu retiré c’est mal t’es en vitrine maintenant. Hygiénisme de merde. J’ai envie de vomir. J’ai envie de hurler. Toutes ces réformes « que les Français attendent » C’est ta liberté dont on te prive petit à petit. Réagis bordel ! Utilise ton principal organe de résistance ton seul organe de liberté ton cerveau. Bordel.
Si tu savais comme je suis en colère comme celle-ci est permanente même sous le sourire même sous la joie de vivre même sous les rires les joies la déconne l’apparente indifférence si tu savais comme la rage est toujours là présente juste sous la peau comme un organe sensible en plus quelque chose qui me fait réagir sur-réagir qui me tire les larmes des yeux qui me tire les larmes de la peau des larmes de rage des larmes d’impuissance des larmes de toute petite face à cette pensée politiquement correcte tout autour face à cette bêtise ambiante.
09:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note



Commentaires
ça c'est du texte! effectivement le retour en France a du te retourner....(y a les soldes qui arrivent)
Ecrit par : series | 08.01.2008
woaw ! la rage dans les mots, moteur !
bonne année !
Ecrit par : peekaboo | 08.01.2008
T'énerve pas trop la miss ! Tu vas bientôt avoir besoin de plein d'énergie... Bisous et bonne année !
Ecrit par : Copine | 08.01.2008
Merci Copine ! Plein de bises et de bons voeux pour toi
Ecrit par : lelapin | 08.01.2008
2008 année de la rage (et pas de la bite comme disent certains amis classieux...)
Et pourtant, ils savaient les boeufs qu'en votant pour l'ersatz de Napoléon ça serait 5 ans de liberticide...
Bon allez, plein de bonnes choses, des fleurs et des coeurs pour cette nouvelle année. Projette et réussi...
Bizzzzz
Ecrit par : L'Archiviste | 08.01.2008
plein d'énergie? hummmmmmmmm...oune pétiténabeileuh en vue????
Ecrit par : series | 08.01.2008
la pititenabeille est arrivée à Paris ! sans meubles mais avec de grosses valises... et ça demande de l'énergie oui
Ecrit par : lelapin | 09.01.2008
Colère Colère certainement, mais colère constructive je trouve...tu devrais t'engager en politique toi.
Whaouu....ça y est, la vie à deux, l'aventurra ??
Ecrit par : mrsclooney | 10.01.2008
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