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31.01.2008

High, Wide, and Handsome

Comme d’habitude à cette période de l’année, et bien que cela ne fasse pas *vraiment* partie de mon travail, je recrute. De nouveaux profs. Boss s’en contrefout, il fait genre de s’y intéresser mais ça marche pas trop son « faire genre », il a bien fait de pas faire acteur. Je recrute. Parfois voire souvent ça me soule. Beaucoup de responsabilité, heureusement beaucoup de flair pour le faire. Suis particulièrement fière de mon recrutement du semestre dernier. Sont brillants et sympas. Mais là…

Là…

Nous en avions des *pas mal*

Nous en avions des *plutôt oui*

Mais là…

... 

Putain ayé on l’a notre canon mâle dans le service !!!

Youpi


22.01.2008

Arderás conmigo

« je ne peux pas sucer Shrek il est bouillant »

C’était la phrase du week-end et non ce n’est pas le petit nom d’amour que j’ai donné à la pititenabeille et quand bien même je ne me permettrais pas de tenir ce genre de propos devant mes parents (car oui z’étaient là) et de toutes façons l’est pas vert et moche la pititenabeille plutôt genre beau gosse un genre d’Anthony Perkins jeune tu crois quand même pas que j’allais choisir un géniteur moche vert et bossu pour le plus bel enfant du monde non je pouvais pas sucer Shrek qu’il était bouillant paske c’était la fève à l’intérieur de ma part de galette dimanche trois galettes trois fève 2008 année chanceuse en prévision néanmoins j’aurais bien aimé manger la frangipane autour de Shrek mais bon…
 
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17.01.2008

Siete días de enero

Janvier est un bon mois pour écouter de nouveau Tom Waits le matin en buvant mon café, et me sentir entourée par sa voix rauque.

Janvier est un bon mois pour me sentir une vache dans un wagon de bétail lorsque je vais passer ma première vraie échographie de toute ma vie et tenter de voir à quoi ressemble mon mini-moi qui grandit doucement dedans mon ventre que je ne pourrais bientôt plus faire entrer dans rien (j’ai l’art de l’annonce non ??)

Une vache anonyme face à ce médecin nullissime les yeux rivés à la technique je me demande même si une seule fois il m’a regardé dans les yeux ce con je ne me souviens pas qu’il m’ait serré la main je ne me souviens que de son absence de parole son absence de commentaires spontanés son économie de mots lorsqu’il fut bien obligé de me répondre la rapidité de ses gestes son absence de diagnostic final « elle sait lire la vache non ?? Pourquoi je me ferais chier à lui faire un compte-rendu à la bouche ? » je me souviens de la déception ma déception face à tout ça. Nul. Un connard juste là pour encaisser le fric. L’est pas prêt de me voir pour les suivantes celui-là.

Mini-moi s’accroche comme quoi les pronostics médicaux hein !

Ou peut-être est-ce mon penchant naturel à l’opposition qui se manifeste

Toujours est-il que mini-moi s’accroche il est bien plus grand qu’une noix de pécan désormais et contre toute attente il semble ce qu’il y a de plus normal

Pourvu que ça dure…

 


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11.01.2008

No News Is Good News

La Sicilienne from Hong Kong n’est bientôt plus une Sicilienne from Hong Kong ; elle va devenir la Sicilienne from Singapour – je connais pas Singapour ça tombe plutôt bien…

Les petites mains des Thaïlandaises de Hong Kong me manquent. Cela n’a bien sûr rien de sexuel, simplement quand tu prends l’habitude de te faire masser pendant une heure trois fois par semaine, le retour routine métro RER chambre des tortures est un peu rude…

Macolok me manque. Quatre ans et demi que nous habitions ensemble. Une nouvelle vie commence avec la pititenabeille à domicile. Néanmoins Macolok me manque, cette présence particulière et rassurante, et tout le reste…

Le bombardement d’hormones n’est définitivement pas mon truc. L’effet bourgeonnement adolescent je m’en passerais bien. Sans parler du reste…

Je ne connais toujours pas le sexe du brailleur de l’étage du dessus ; du coup entre deux p’tits noms mon cœur balance : Castafiore ou Pavarotti ? (pète couilles ça c’est un fait !)

08.01.2008

2008 je te la souhaite bien bonne

C’est une période sensée être vouée au calme et à la sérénité, voire à la plénitude. Et pourtant si tu savais comme je suis en colère comme la rage gronde là pas loin juste sous la surface. Qu’est-ce qui faut faire bordel à la fin ? Je dors peu me lève aux aurores à des heures dont j’ignorais quasiment l’existence jusqu’il n’y a pas longtemps, enfin dans ce sens là, des heures auxquelles je me couchais pas des heures pour avoir les yeux grands ouverts au plafond cogiter entendre les pleurs du mioche du dessus décider de me lever prendre ma douche regarder mes cernes dans la glace regarder ma peau dégueulasse me demander ce que je vais faire pour atténuer tout cela ce que je vais porter j’ai plus rien à me mettre ce que je peux faire pour cesser de penser, trop.

Si tu savais comme je suis en colère. Juste en dessous. Là. Rage sous cutanée. Et pourtant je continue à lire la presse et la nausée monte doucement me prend à la gorge intensifie la rage. Je lis un article sur les projets du ministère de la Justice sur la déclaration d’irresponsabilité pénale et sur la rétention de sûreté. J’ai la nausée. Je lis comment la presse lie les vœux du président qu’on m’inflige pour des années encore et son peut-être futur mariage people. J’ai la nausée. Je vois une photo des fumoirs qui apparaissent dans les casinos, une cage ronde et transparente, qu’on puisse voir le vice en action que tous puissent admirer et juger tranquillement c’est mal tu ruines ta santé c’est ton corps mais tu n’as pas le droit d’en disposer comme bon te semble ce droit t’es peu à peu retiré c’est mal t’es en vitrine maintenant. Hygiénisme de merde. J’ai envie de vomir. J’ai envie de hurler. Toutes ces réformes « que les Français attendent » C’est ta liberté dont on te prive petit à petit. Réagis bordel ! Utilise ton principal organe de résistance ton seul organe de liberté ton cerveau. Bordel.

Si tu savais comme je suis en colère comme celle-ci est permanente même sous le sourire même sous la joie de vivre même sous les rires les joies la déconne l’apparente indifférence si tu savais comme la rage est toujours là présente juste sous la peau comme un organe sensible en plus quelque chose qui me fait réagir sur-réagir qui me tire les larmes des yeux qui me tire les larmes de la peau des larmes de rage des larmes d’impuissance des larmes de toute petite face à cette pensée politiquement correcte tout autour face à cette bêtise ambiante.

Si tu savais comme je suis en colère mais cela ne m’empêche pas de faire des projets de construire de me projeter de concevoir. Bien souvent je suis seule pour tout cela. Ma rage m’accompagne c’est déjà ça.
 
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