29.02.2008

Las Noches de Constantinopla

Depuis ce matin c’est un peu rude, ça tiraille dans tous les sens : la bestiole fait sa place. En digne enfant de sa mère d’ailleurs, la bestiole fait preuve de caractère : coucouche panier les cons de fibromes elle a dit, c’est chez moi ici, j’ai besoin d’espace ! Du coup ceux-ci ne la ramènent plus trop, ce qui est une bonne nouvelle. N’empêche que ça tiraille et ça fait mal.

Faut dire j’ai toujours autant de mal à me poser.

Faut dire j’ai une grandissante envie de partir en vacances.

Faut dire je m’en veux un peu beaucoup à la folie de n’avoir pas acheté immédiatement les billets d’avion repérés hier pour passer une petite semaine à Fès retrouver les couleurs du Maroc flâner dans la ville impériale me régaler de délicieux tajines pour rien du tout les odeurs les couleurs le Maroc… en quelques heures le temps d’en parler à la pititenabeille de m’imaginer déjà là bas les billets flambent et sont hors budget.

Faut dire qu’à force de ne pas travailler pour de vrai – je deviens super bonne au « faire semblant » - j’en passe du temps sur les sites de voyages j’en passe du temps à rêver d’un ailleurs sortir du gris du merveilleux quartier des affaires oublier la chambre des tortures pour quelques jours.

Faut dire à force de persévérance ça arrive : dans 8 jours j’me casse à Istanbul avec mon amoureux !! Mes yeux s’en régalent d’avance et le sourire revient.

  

*j’espère juste qu’ils nous laissent passer la frontière avec la tête de terroriste corse que se trimbale la pititenabeille depuis deux jours, pour preuve le sms d’avant-hier « j’en pouvais plus de ma gueule alors chuis allé chez le coiffeur. Suis tombé sur une chinoise édentée antipathique pressée et parlant mal français. J’en sors et j’ai 1 gueule à tourner dans Oz. Je veux mourir. »

hin hin hin

 

Ah puis sinon : faut se méfier des dimanches ensoleillés qui débutent fort agréablement par un tour à une chouette expo puis un brunch entre copains puis une visite à une amie… ouais… t’es jamais à l’abri d’un oiseau qui déciderait de te chier dessus, juste toi là en-bas toute petite au milieu de plein d’autres… ouais…

27.02.2008

Le Donne non vogliono più

Ce jour j’applique à la lettre mon envie de ne pas travailler : depuis ce matin je ne fais rien qui ait trait de près ou de loin à mon travail. A une ou deux exceptions près qui ont dû me prendre 10 minutes en tout. Tu m’diras c’est la moyenne de travail journalière d’un bon nombre de mes charmants collègues de la chambre des tortures.

A la place je discute avec la Sicilienne from Hong Kong sur msn.

A la place je commande des cosmétiques bio sur internet.

A la place je m’occupe des demandes de logement pour avoir un plus grand appartement, on peut toujours rêver on peut toujours demander ça ne coûte rien.

A la place je pense à ma nouvelle paire de lunettes que je récupère demain et qui est à tomber tellement elle est belle.

A la place je pense au p’tit resto japonais dans lequel je vais emmener Lola ce soir et me régale d’avance.

A la place je pense à ma visite gynéco demain et comment il risque de m’engueuler en me disant que je grossis trop vite, peut-être même qu’il va me dire « le sucre c’est finit pour 6 mois mamzelle Lelapin !! » j’en sais rien je ne sais pas interpréter les résultats d’analyse, suis pas laborantine ça se saurait.

A la place je règle – ou tente de – les problèmes d’alphabétisme de certains employés de la sécurité sociale : m’ont collé un terme mi-septembre ces cons ! Soit un moi et demi trop tard. Je veux bien faire un effort et serrer les cuisses mais un mois et demi je crois ça va pas être possible. Z’ont confondu deux dates, c’est nigaud. Surtout pour moi et la prise en compte de mon congé maternité. Parce que si tu crois que je vais me la jouer à la Sioux et cesser de travailler le jour de mon accouchement, couper le cordon avec un silex ou les dents, être de corvée de bois derrière et faire du feu pour la bouffe le soir, t’es en plein délire !

22.02.2008

Jusqu'au bout du monde

Je t’ai dit à quel point j’ai encore moins envie de travailler que d’habitude ? Je te jure c’est possible, même si moi aussi j’ai du mal à y croire… Moins que d’habitude et encore plus que d’habitude. Plus de travail à abattre. Plus de compét’ de connasse. Et oui ça aussi c’est possible, qui l’eut cru ? Plus de grand n’importe quoi.

Et moi dans tout ça, avec mon ventre douloureux, qui enfle, mon tour de taille qui s’épaissit, moi dans tout ça qui ressemble à une grosse dinde, déjà, ça va être quelque chose la période baleine… La pititenabeille me dit toujours sexy, c’est déjà ça. Une dinde certes, mais une dinde sexy. N’empêche.

N’empêche que j’ai encore moins envie de travailler que d’habitude. C’est donc toujours possible d’aller plus loin. Encore plus loin.

Je rêve de vacances. De mon cul sur la plage moulée dans un bikini maillot de bain pour grosse dinde, soleil et palmiers, farniente et lecture, jeux débiles et ricanements. J’ai envie de Florac là maintenant tout de suite. Sans doute parce que je vais rater la session *Florac 2008* toute parturiente que je serai. Tu m’diras j’aurais pu choisir l’option « accouchement dans la rivière » comme me l’a proposé Bouchon porteur de Converse taille basse. Mais bizarrement cela ne m’a que peu séduite.

Je rêve de déambulation dans une ville inconnue. De petites places. De petits troquets. D’apéro avec mon amoureux. De terrasse au soleil. De petites robes légères. De crème solaire. Je rêve de couleurs, du Maroc, du désert, de dépaysement, d’horizons lointains. Je rêve de mégalopole, de New York, du printemps, de voir les yeux de mon amoureux posés sur cette merveille. Je rêve de Montréal, la douceur de la ville, les amis là bas, retraverser le pont Jacques Cartier. Je rêve d’une île loin de tout. D’une ville proche de tous.

Et la réalité dans ma gueule c’est la Défense, tous les jours, et les connards autoproclamés et les connards qui se déguisent. La réalité dans ma gueule c’est résister à tout ça, ne pas me laisser emporter par la rage.

Tu me crois si je te dis que c’est pas fastoche fastoche ?
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15.02.2008

Ultime grida dalla savana

Lelapin : ‘tain ça rend débile la grossesse, je ne trouve plus mes mots, mon vocabulaire disparaît…

La Girafe : Ouais c’est pour ça que je suis devenue blonde, tant qu’à faire…

04.02.2008

Los Lunes al sol

Comme tous les lundis je n’ai strictement aucune envie de sortir de mon lit. Comme tous les lundis je n’ai strictement aucune envie de travailler, et j’avoue j’en rame que quelques-unes aujourd’hui le minimum du minimum syndical et encore – tu m’diras c’est déjà beaucoup par rapport à certains – particulièrement ici en direct de la chambre des tortures où nous frôlons un niveau de grand n’importe quoi jusqu’alors jamais atteint, et pourtant y’a de l’entraînement, personne ne peut dire le contraire, ah ça non ma bonne dame ! Certainement pas mon p’tit monsieur ! Comme tous les lundis je regrette mon week-end, je regarde ma semaine qui me semble interminable, quand bien même celle-ci n’aura que 4 jours…

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Cependant :

Ce n’est pas tous les lundis que je signe un avenant à mon contrat.

Ouais !

Ayé j’suis cadre.

Pour de vrai.

Vais pouvoir leur déclarer ma grossesse maintenant que j’ai signé.

Vont être contents.

Gnark Gnark Gnark

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